Le combat acharné contre le Coronavirus ne fait que s’intensifier, à mesure que la contagion se propage. Le ver est plein dans le fruit, à tel point que tout le monde se rend à l’évidence de la gravité du fléau.

A l’instar de ses pairs, un peu
partout sur la planète, notre pays n’a plus le choix de tergiverser ou s’assoupir
pour agir. Il ira crescendo, jusqu’au bout de son énergie mise à rude épreuve.
Conscient de ses limites logistiques, il compensera par d’autres atouts qui ont
constamment fait son exception, à travers l’histoire.

En pleine crise, il se munit du potentiel
qu’il a toujours su garder, en pareilles conjonctures. Tout au long de son parcours
séculaire, au cours duquel il a dû surmonter des phases critiques, il en était
sorti indemne, de tous les récifs ardues des tempêtes. Une Nation si rétive face
aux dédales sinueuses du temps, ne saurait fléchir, aujourd’hui devant les
aléas de la nature.

Il en fait l’illustration actuellement,
en toute transparence. En dépit des malaises sociaux qui taraudent l’existence
de ses franges les plus démunies, il se donne le mot d’ordre de tout abandonner
et se mobiliser pour vaincre, de concert l’ennemi commun, comme de coutume
pendant des lustres.

On suspend les liaisons aériennes
pour stopper la contamination, tout en sachant que cette mesure drastique
allait cruellement affecter les unités hôtelières et les activités y
afférentes. On baisse les rideaux des petits commerçants de la rue pour se
prémunir contre le virus, même si on sait que les pauvres marchands allaient
endurer le calvaire de la privation.

On restreint le transport en
commun pour protéger les usagers, sans que ceux-ci ne pipent mot. On se met à
confiner soi-même, sans que les autorités compétentes n’aient pas encore ouvert
le bec à ce propos.

Des jeunes de la société civile
sillonnent les artères de la cité pour signifier aux populations de s’abstenir
de faire des randonnées gratuites et leur rappeler aux mégaphones les recettes
de leurs conduites.

Le plus fringant dans toute cette
cavalcade qui fait plaisir dans un contexte maussade, n’est autre que la ruade humaine
à contribuer à la collecte nationale de fonds pour juguler le mal. Une
dynamique hallucinante qui laisse pantois, tout récalcitrant, renégat ou
nihiliste au capital humaniste d’une nation exceptionnelle.

Cet entrain qui réchauffe le
cœur, tombe à point nommé, puisque le peuple, dans sa globalité, a grand besoin
de se réconcilier avec toutes ses institutions, de recouvrer la confiance égarée
dans les méandres de la désaffection et de l’accablement, d’adhérer pleinement
dans le processus de l’endiguement de la catastrophe.

Quand s’aperçoit que le monarque s’y met avec cœur et
sagesse, le gouvernement s’y prend avec métier et détermination, que les
pouvoirs publics s’y attellent avec bravoure et doigté…, on ne peut que saluer,
encore une fois cette symbiose retrouvée!

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Auteur: M’hammed rahal
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