L’ancien président du Conseil britannique, Winston Churchill avait bien raison de considérer  la démocratie non pas comme le meilleur mode de gouvernement du monde comme on le dit souvent, mais comme le pire des systèmes à l’exception de tous les systèmes.  Autrement dit, elle n’est pas la meilleure, mais la moins mauvaise. La nuance est certes subtile, mais bien réelle. Tout dépend de l’usage qu’on en fait.

En Tunisie, nous sommes bien placés  pour mesurer la dangerosité des effets pervers du système démocratique, surtout lorsqu’on fait litière de ses servitudes pour ne considérer que les avantages qu’il procure. Il suffit d’observer le triste spectacle que nous offrent ces groupes d’extrême-droite ces derniers jours au nom de la religion depuis les élections, pour mesurer les dangers que peut  générer une  certaine conception  de la liberté et de la démocratie chez certains.

On avait cru toucher le fond  avec l’ancienne chambre. On doit déchanter. La nouvelle ressemblera sans nul doute à une cour des miracles surtout avec la présence de la fine fleur de cette mouvance. J’espère me tromper, malheureusement, c’est probablement ce qui nous attend d’autant plus la génération actuelle d’activistes est beaucoup plus portée sur la violence et la diabolisation de l’autre que sur la contradiction dialectique.

Mustapha

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