La date du 22 février 2019 marque une rupture incontestable dans le fonctionnement de nos institutions et un tournant décisif dans l’histoire contemporaine de l’Algérie. Fait sans précédent, depuis plusieurs semaines les Algériens descendent dans la rue, devenue le lieu-clé de la citoyenneté, pour témoigner d’eux-mêmes, exprimer leur désir de changement et manifester leur volonté d’agir en tant que citoyens libres et maîtres de leur destin. L’esprit de Novembre, reflet et conditionnement de la culture algérienne, les anime et les incite à penser par eux-mêmes et faire en sorte qu’ils soient les acteurs de leur propre liberté qui n’est jamais un acquis définitif. Cette participation citoyenne pacifique a grandi l’Algérie et l’a rendue finalement plus forte. La volonté du peuple, qui s’exprime à cette occasion chaque vendredi, a démontré que les Algériens, rassemblés autour des valeurs et des convictions fondées sur le respect de l’autre et sur la tolérance, sont capables de grands accomplissements. Notre conviction est que ces avancées servent à faire mûrir davantage les consciences en éclairant de façon plus nette les voies possibles d’un développement plus harmonieux et plus stable de notre société. Le retour à l’ambition collective, qui a servi au redressement et à la grandeur de notre pays, annonce une nouvelle époque pour l’Algérie. De nouvelles perspectives s’ouvrent désormais à notre pays et ses chances augmentent alors qu’il doit emprunter la voie démocratique avec ses exigences accrues, un sentier de croissance soutenue, améliorer le niveau et les conditions de vie des Algériens et mieux assurer son rayonnement international. En cette phase cruciale de notre histoire, il s’agit de chercher un chemin où notre pays se retrouve dans sa liberté. Plus que jamais, il faut rendre ses lettres de noblesse à notre système de valeurs, en se réappropriant l’esprit de solidarité, d’égalité, d’équité, de fraternité, le respect du courage et une certaine façon d’être, de penser et de croire qui le fondent. Contrariés par l’absence d’écoute et confrontés à des dispositifs institutionnels inopérants, les Algériens n’ont d’autres choix que d’inventer des modalités d’action collective pour répondre aux réalités politiques et sociales en prenant en main leur destin.
Auteur: Amina L.
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