Le ministre des Moudjahidine et des Ayants droit, Tayeb Zitouni, a déclaré, hier à Alger, lors d’un point de presse, à l’issue de l’adoption de la loi instituant le 8 mai en tant que Journée nationale de la mémoire, que «le sujet de mémoire reçoit toute l’attention requise du peuple, ce qui encouragera l’État à avancer d’autres projets dans le cadre de la valorisation de l’héritage historique de la nation».

Le ministre a expliqué que «la commémoration des dates clés de l’histoire de la Révolution renforce l’attachement du peuple à son pays et consolide le lien de la nation à ses symboles». «Ressusciter la mémoire est avant tout une revendication populaire que nous devons assumer avec force pour en faire une cause nationale», estime le ministre ajoutant qu’«aucun Algérien ne renoncera à l’histoire de son pays ni au legs des martyrs».
M. Zitouni a déclaré lors de la séance de vote que le ministère «a ouvert des chantiers dans l’objectif de réfléchir aux différents projets de loi pour mettre en exergue toutes les dates et haltes historiques qu’a vécues l’Algérie».
Le ministère «recueille toutes les propositions émanant des différentes organisations de chouhada et de moudjahidine», indique Zitouni qui a fait savoir que «cinq propositions sont en cours d’étude pour les différents projets de loi, dont celle sur les crimes du colonialisme de 1830 à 1962».
Le président de l’APN a exprimé sa reconnaissance aux députés «pour la qualité des interventions et propositions lors des débats sur la loi, ajoutant que «rien ne peut unir les Algériens comme le font l’histoire commune de la lutte contre le colonialisme et les symboles de la glorieuse Révolution».
Slimane Chenine a indiqué qu’«une loi criminalisant le colonialisme est aujourd’hui une exigence du peuple et n’est plus une attente officielle».
Les interventions des députés ont porté sur «la nécessité de l’ancrage des éléments de l’identité nationale et des idéaux du 1er Novembre dans le milieu des générations montantes» ainsi que sur l’écriture de l’histoire de la présence coloniale et non seulement celle de la guerre de Libération.
Le conseil des ministres, dans sa réunion du 31 mai dernier, avait approuvé l’avant-projet de loi portant institution de la journée nationale de la Mémoire, présenté par le ministre des Moudjahidine et des Ayants droit en application de la décision du Président de la République, Abdelmadjid Tebboune à l’occasion de la commémoration du 75e anniversaire des massacres du 8 mai 1945.
Le président avait souligné que l’intérêt accordé à la mémoire nationale sous tous ses aspects n’était pas motivé par des considérations conjoncturelles mais qu’il s’agissait d’un devoir national sacré ne tolérant aucun marchandage et qui restera en tête des préoccupations de l’État afin d’immuniser la personnalité nationale par fidélité aux martyrs de la Révolution de Novembre et aux moudjahidine.
    Tahar Kaïdi

Auteur: elmoudjahid
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