Le musée national du Moudjahid (Alger) a célébré, hier, en présence du ministre des Moudjahidine, la journée nationale de l’étudiant, qui coïncide avec le 63e anniversaire de la grève des étudiants et lycéens, un certain 19 mai 1956, à travers l’organisation d’une conférence historique sous l’intitulé «Valorisation de la science et du savoir».
Dans son intervention d’ouverture, Tayeb Zitouni a loué le «courage» et le «haut de degré de patriotisme» des étudiants algériens durant la glorieuse guerre de Libération et rappelé que ces derniers ont «tout abandonné» pour rejoindre les rangs de la Révolution, à partir des quatre coins du pays et même à l’étranger, contribuant du coup à «l’internationalisation» de la cause algérienne et à la libération du pays de l’occupation coloniale.
Il mettra en avant la «détermination» des étudiants algériens, encadrés par l’Union générale des étudiants musulmans algériens (UGEMA), à participer dans la lutte armée en déclenchant, le 19 mai 1956, une grève illimitée des étudiants et lycéens.
Un mouvement de protestation qui a été suivi par la grande majorité des étudiants algériens qui ont cessé d’assister au cours et boycotté les examens de juin de la même année. «Les étudiants sont l’espoir de tout un pays et le développement d’une nation», a-t-il estimé. Le ministre a souligné à l’occasion l’apport «inestimable» des étudiants et des lycéens dans la guerre de Libération mais surtout leur «dévouement» et leur «sacrifice» à la cause nationale et à l’indépendance de la patrie. Et d’ajouter que «l’implication corps et âme des étudiants n’a fait que confirmer que la Révolution algérienne est bel et bien née des entrailles du peuple et de la nation toute entière».
Zitouni indiquera que les étudiants inscrits dans les universités du pays ont su que le «devoir révolutionnaire» et le «djihad» pour l’indépendance de l’Algérie était la «priorité» sur toute autre considération, ce qui les a conduits à la création de l’Union générale des étudiants musulmans algériens (UGEMA). Il dira que la grève des étudiants du 19 mai 1956 inscrite dans l’histoire de la Révolution algérienne est un «fait historique» à travers lequel, l’étudiant a «consolidé» sa présence dans les différentes structures internes et externes de la Révolution, en répondant à l’appel de l’Armée de libération nationale (ALN) et du Front de libération nationale (FLN). Le ministre a rappelé par ailleurs qu’il y a 63 ans de cela, le Commandement de la Révolution algérienne avait lancé un appel aux étudiants à déserter les bancs des universités françaises pour rejoindre la guerre de Libération et affirmé que le pays avait besoin de tous ses étudiants, mais aussi pour démontrer au monde entier que la lutte contre le colonialisme était l’affaire de tout un peuple «assoiffé» d’indépendance et «jaloux» de ses terres sacrées.
Le ralliement des étudiants algériens à la guerre de Libération nationale a permis à la Révolution de bénéficier de leur vision et leur perspicacité en matière de combat. Ils ont apporté également une plus-value à la Révolution sur tous les plans, soutiennent les historiens.
Pour conclure son intervention, Zitouni a rendu un vibrant hommage aux éléments de l’armée nationale et aux services de sécurité, tous corps confondus, et mis en avant leurs sacrifices et leur professionnalisme dans l’accomplissement de leur service en général et l’assurance de la sécurité et la stabilité du pays, particulièrement en ces temps difficiles.
L’intervention du ministre a été suivie par la diffusion d’un film documentaire d’une dizaine de minutes démontrant l’apport considérable des étudiants durant la Révolution de Novembre et la manière entreprise par ces derniers pour abandonner pendant une année et demie les bancs des universités pour rejoindre les rangs de l’ALN et du FLN.
Mohamed Mendaci
Auteur: elmoudjahid
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