Les intervenants lors de la cérémonie d’ouverture de cette manifestation, initiée sous l’égide de la Chaire de l’UNESCO « Architecture de terre », avec l’appui du programme « ERASMUS + », ont souligné l’importance de la formation continue dans tous les domaines se rapportant à cette thématique, afin de favoriser l’émergence de générations capables d’accompagner les défis, le développement, l’innovation et l’aménagement des territoires.

Ils ont également mis l’accent sur l’importance d’une approche participative et d’ouverture sur l’autre, conformément aux nouvelles orientations du ministère de l’aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville, ainsi que sur les différents acteurs, notamment les universités et les instituts qui oeuvrent à la promotion de la recherche scientifique.

Dans ce sillage, la directrice de l’aménagement du territoire au ministère de tutelle, Latifa Nahnahi, a indiqué que cet événement se veut une occasion pour l’échange des expériences et le partage des connaissances et des idées à l’échelle locale, nationale et internationale.

Ce forum constitue aussi une occasion d’inculquer aux étudiants les référentiels d’aménagement du territoire national, élaborés avec la participation de l’ensemble des acteurs aux niveaux régional et central, afin qu’ils soient informés de toutes les problématiques liées à l’urbanisme et à l’aménagement du territoire, a ajouté la responsable dans une déclaration à la MAP, tout en insistant sur l’importance d’impliquer les universités, les écoles et les instituts spécialisés dans l’élaboration collective des nouveaux concepts apportés par le nouveau modèle de développement.

De son côté, le directeur de l’ENAM, Abdelghani Taïbi, a relevé que cette 7è édition s’inscrit dans le cadre d’une série d’activités organisées par l’Ecole afin de renforcer son rôle et de contribuer à la diffusion de la culture d’architecture.

Dans une déclaration similaire, M. Taïbi a noté que la thématique retenue cette année s’articule autour de l’importance de la formation et de la qualification, en oeuvrant à la consécration du concept de « frugalité » dans plusieurs domaines liés à la construction responsable et durable ainsi qu’à l’utilisation des ressources locales.

A travers cette manifestation, l’ENAM souhaite ainsi faire émerger des débats scientifiques sur des thématiques liées aux milieux de la formation concernant le patrimoine bâti, l’architecture, l’habitat, la construction et les villes engagées dans une démarche environnementale et sociale.

Cette programmation doit aussi favoriser un dialogue constructif entre les différents acteurs de l’aménagement du territoire : ingénieurs, architectes, professeurs d’universités et organismes gouvernementaux et non gouvernementaux nationaux et internationaux.

L’objectif est d’échanger sur les expériences réussies et de partager les bonnes pratiques pour avancer plus vite ensemble vers la nécessaire transition écologique et sociétale.

Les activités « al Mi’mâr 2022 » sont aussi articulées autour des problématiques actuelles concernant le Maroc, en général, et la ville de Marrakech et ses régions, en particulier, considérées comme une fenêtre sur l’Afrique contemporaine.

C’est dans ce cadre que l’ENAM a choisi de consacrer ces cycles de séminaires à l’architecture frugale et aux aménagements du territoire frugaux et à l’usage contemporain de la terre et des matériaux biosourcés.

Présentations de projets, séminaires d’approfondissement et conférences d’experts offriront de multiples opportunités d’échanges et de débats, notamment sur les métiers du patrimoine, les savoir-faire traditionnels et les enjeux sociaux, écologiques et économiques de la construction frugale.

En guise de préparation à ces rencontres, l’ENAM avait organisé, dans la continuité de l’édition précédente de « al Mi’mâr », des ateliers de concertation avec plusieurs acteurs territoriaux, associations et coopératives relatives à l’artisanat du bâtiment, constructeurs traditionnels et étudiants-architectes.

La finalité de ces ateliers est de contribuer non seulement à la formation d’une vision collective et participative, mais aussi à la qualification des Maâllems.

La valorisation de leurs compétences, le renforcement de leurs connaissances et leur intégration effective dans des programmes de formation garantiront la préservation du patrimoine bâti et la diffusion des bonnes pratiques pour étendre l’emploi des matériaux biosourcés et géosourcés dans l’architecture contemporaine.

Ce travail s’inscrit dans la continuité de plusieurs rencontres régionales, qui ont souligné la nécessité de considérer la réhabilitation du patrimoine comme un levier de développement social et économique, et de valoriser la place de l’artisanat dans cet héritage culturel.

La richesse du patrimoine architectural du Maroc, et en particulier de la région de Marrakech-Safi, est dans ce domaine internationalement reconnue.

« al Mi’mâr » constitue aussi une opportunité annuelle pour les étudiants-architectes de l’ENAM, mais également ouverte à un grand public, pour la diffusion de la culture de l’architecture et de l’aménagement.

La manifestation élargit leurs connaissances et les sensibilise aux enjeux sociétaux et environnementaux liés à l’architecture et à l’aménagement des territoires.

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Auteur: Mohammed KOURSI
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