Les forces gouvernementales syriennes sont entrées, lundi, à Saraqeb, ville stratégique du nord-ouest de la Syrie, où des combats contre les groupes terroristes se poursuivent, selon une ONG et les médias syriens.
L’agence de presse Sana a indiqué que l’armée syrienne était entrée dans la ville au terme de violents combats contre les terroristes.
Les terroristes avaient réussi à reprendre le 27 février Saraqeb, reprise le 8 février par l’armée syrienne dans le cadre d’une vaste offensive pour reprendre le contrôle de la région d’Idleb.
Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), des renforts des forces syriennes ont été déployés dimanche soir aux abords de la ville en vue d’un assaut. Au moins 23 terroristes ont été tués dans des frappes et des combats nocturnes, selon le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane. Saraqeb se situe à la jonction de deux autoroutes clés : la M5 qui relie la capitale Damas à la grande ville d’Alep (nord) et la M4, qui connecte Alep à la province côtière de Lattaquié. 
Par ailleurs,le Président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré, lundi, qu’il espérait un nouveau cessez-le-feu en Syrie, accentuant la pression sur l’Europe qu’il a sommée de prendre «sa part du fardeau» dans l’accueil de migrants et réfugiés.
Le chef de l’État turc se rendra jeudi à Moscou pour des discussions avec le Président russe Vladimir Poutine sur la Syrie, au moment où la situation se dégrade dans la province d’Idleb (nord-ouest) de la Syrie.
«Je vais aller à Moscou jeudi et discuter des développements (en Syrie) avec M. Poutine. J’espère que là-bas, il prendra les mesures nécessaires comme un cessez-le-feu et que nous trouverons une solution à cette affaire», a affirmé M. Erdogan lors d’un discours à Ankara.
Afin d’obtenir davantage de soutien des Occidentaux sur le dossier syrien, la Turquie a annoncé la semaine dernière l’ouverture de ses frontières avec l’Europe pour laisser passer les migrants qui se trouvent sur son territoire.
Alors que cette mesure préoccupe l’Europe, qui redoute une nouvelle crise migratoire similaire à celle de 2015, M. Erdogan a réaffirmé lundi que les frontières resteraient ouvertes.
«Après que nous avons ouvert les portes, les coups de téléphone se sont multipliés. Ils nous disent ‘’fermez les portes’’. Je leur ai dit : ‘’C’est fait, c’est fini. Les portes sont désormais ouvertes. Maintenant, vous allez prendre votre part du fardeau’’», a-t-il dit.
Il a indiqué que des responsables européens lui avaient proposé de se réunir avec lui pour un sommet «à quatre ou cinq» pays.
Le chef de l’Etat turc a aussi déclaré qu’il aurait un entretien téléphonique avec la chancelière allemande Angela Merkel.
La Turquie accueille sur son sol plus de quatre millions de réfugiés et migrants, en majorité des Syriens, et affirme qu’elle ne pourra pas faire face seule à un nouvel afflux, alors que près d’un million de personnes fuyant les violences à Idleb sont massées à sa frontière.

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