Ainsi, Jamal Eddine Zerhouni, Abidine Zerhouni, Mohamed Ould Soubba, Boujemaâ Benâguida, Bouchaib Benâguida, Hassan Ould Aoud, Amine Ouardini et Rachid Mouih, ont interprété et chanté, avec brio, une série de chansons tirées du répertoire musical de ce genre artistique. Une belle aventure à laquelle ont été associées des « Cheikhates » (chanteuses) de renommée nationale, telles que Khadija Margoum, Hafida Hasnaouia, Siham Mesfouiya et Aicha Jiraria.

Les organisateurs ont choisi de lancer le festival avec ce style étant donné que l’origine de l’Aïta remonte au mode Hasbaoui qui est difficile quant à son interprétation et n’est maitrisé que par de rares Chioukhs.

On reconnaît au Hasbaoui le mérite d’avoir pu conserver ses premiers instruments comme le (Swisdi) et le (Guenbri) utilisés, jadis, par des Duos de la région de Abda (Région de Safi).

Du point de vue thématique, les sujets abordés dans ce style sont riches et variés. La musique dans le genre Hasbaoui mise davantage sur le rythme, le texte poétique et la voix.

Dans une allocution lue au nom du ministère de la culture, de la jeunesse et des sports, le directeur régional de la culture, Azzouz Boujamid, a mis l’accent sur l’intérêt accordé par les autorités publiques à la sauvegarde du patrimoine immatériel et ce, conformément aux Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Tout en notant que l’Aita est fortement présente dans toutes les régions du Maroc, M. Boujamid a relevé la position de choix de cette manifestation dans la carte des festivals nationaux organisés par le ministère de tutelle.

« L’Aita représente un art patrimonial vivant, un héritage immatériel et une expression artistique à part entière et combien ancrée dans l’histoire de ce Royaume millénaire », a-t-il insisté, relevant que chaque édition du festival offre l’opportunité pour la transcription et la documentation de ce patrimoine immatériel, outre le fait qu’elle offre une véritable opportunité de rendre hommage à ses pratiquants afin de le transmettre aux générations futures.

En dépit des restrictions imposées par la crise sanitaire mondiale induite par la propagation de la pandémie du nouveau coronavirus, l’édition de 2020 de ce festival, organisée en mode virtuel, a été une réussite sur tous les plans, a-t-il assuré.

Cette soirée inaugurale a été marquée par un vibrant hommage rendu à deux artistes de l’Aita à savoir : Taleb Lahmar et Hasna Habibou.

Placée sous le signe « l’Aita, un trésor patrimonial vivant », la 20è édition du Festival National de l’Art de l’Aita s’insère dans le cadre des efforts visant la sauvegarde du patrimoine musical populaire marocain.

Initiée jusqu’au 18 juillet, à l’initiative du ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports- Département de la Culture, cette édition connait la participation de 225 artistes, 25 groupes musicaux, dont 08 composés de jeunes et 17 groupes de pionniers issus des villes de Rehamna, El Jadida, Safi, Rabat, Béni Mellal, Khouribga et Casablanca.

Rendez-vous annuel incontournable, cette manifestation culturelle et artistique vise à promouvoir et à valoriser l’art de l’Aita et à mettre en lumière la diversité des styles qui le composent.

Ce festival est diffusé en intégralité en direct via les réseaux sociaux et les plateformes numériques du ministère de la culture, de la Direction régionale de la culture Marrakech-Safi et de la Direction provinciale de la Culture de Safi.

Le programme de ce festival comporte des spectacles artistiques rehaussés par la participation de groupes artistiques de renom, à même de traduire la diversité territoriale et géographique caractérisant l’Art de l’Aita, dans ses divers rythmes, genres et caractéristiques, tel qu’il se trouve à travers l’ensemble des régions du Royaume, qui abritent différents styles de l’aita (Hasbaoui, Marsaoui, Haouzi, Mellali, Zaari).

Comme à son accoutumée, le festival rendra hommage aux pionniers de ce genre musical ancestral en reconnaissance de leur parcours artistique prolifique et leur contribution à la transmission de l’art de l’Aita aux différentes générations et son rapprochement du large public.

Cet événement artistique riche en couleurs, figure parmi les festivals « Art et Patrimoine » du Ministère de la culture, organisés tout au long de l’année et dans les différentes régions du Royaume, pour mieux faire connaitre les trésors inestimables de notre culture tout en favorisant l’appropriation par les jeunes générations de cet héritage artistique.

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Auteur: Meriem IGASS
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