La victime, une jeune fille âgée à peine de 19 ans, a connu un petit ami et ne se doutait pas que cette liaison allait avoir une fin tragique. Elle passa avec ce jeune homme des moments agréables jusqu’au jour où ce dernier abusera d’elle et se retrouvera enceinte. Elle le tiendra au courant tout de suite, et en toute urgence. Très vite, ce jeune homme qui ne voulait pas de cette grossesse, lui proposera de se faire avorter et qu’ils organiseront son mariage plus tard. Ignorant que tout cela n’était que supercherie, la jeune fille acceptera et c’est à l’aide d’une bouteille d’alcool dont elle avalera le contenu qu’elle perdra son fœtus. Cette histoire parviendra au frère de cette jeune fille, il venait d’entendre que sa sœur discutait avec une autre personne et avait une relation avec lui. Il l’à forcé de questions pour confirmer ces dires, mais la jeune fille refusera de lui répondre et le narguera en lui lançant que cela ne le regardait pas. Hors de lui, ce frère âgé de 24 ans ne réfléchira pas pour autant s’armant d’un couteau il s’acharnera sur sa sœur lui portant plusieurs coups avec cette arme blanche. Il l’a poignardé par plusieurs coups de couteau pour l’abandonner dans une mare de sang. Face à ce crime d’honneur où le mis en cause n’est autre que le frère de la jeune fille, qui a voulu laver son honneur en la tuant. Mais une fois arrêté et présenté par devant le magistrat instructeur, il a été placé sous mandat de dépôt pour homicide volontaire. Notons que les coups de couteau qui ont été assénés au niveau de plusieurs parties vitales dont le cœur ont entrainé la mort, selon le rapport du légiste. Cité à la barre du tribunal criminel d’appel, le mis en cause, les larmes aux yeux criera presque qu’il regrettait son geste. ‘’Je me suis emporté’’, dira E.K. ‘’ J’ai agi sans réfléchir. J’ai voulu la questionner et lui demander des explications, elle a eu des réponses brusques. C’est là que je me suis senti touché en mon honneur, mais même ainsi je ne voulais pas la tuer, c’est ma sœur’’ dira ce mis en cause. Le père du mis en cause et victime en même temps ne se constituera pas partie civile. Quant au représentant du ministère public il dira regretter toute cette violence, il requit la perpétuité. La défense plaidera les circonstances atténuantes. Aux termes des délibérations, le mis en cause a été condamné à dix ans de réclusion, après avoir bénéficié des circonstances atténuantes.
Auteur: Medjadji Habib
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