Au total, 60 000 commerçants ont ouvert leurs portes aux consommateurs durant les deux jours de l’Aïd. Ce qui dépasse largement le chiffre officiel au programme de permanences du ministère du Commerce. Il s’agit, en fait, de commerces de produits de large consommation, à l’instar des boulangeries, des fruits et légumes, de l’alimentation générale, des boucheries, des stations de distribution de carburant, qui, contrairement aux années précédentes, ont répondu massivement à l’appel de l’association professionnelle.
Abdelhalim Benyellès – Alger (Le Soir) – Commentant le communiqué publié au deuxième jour de l’Aïd par l’ANCA, son président a déclaré hier au Soir d’Algérie que le programme de permanences établi par le ministère du Commerce en prévision des deux jours de l’Aïd el-Adha a été « scrupuleusement » respecté tant dans son cadre professionnel que dans son volet sanitaire. Tahar Boulanouar affirme que le chiffre de 47 000 commerçants réquisitionnés par le ministère du Commerce a été largement dépassé, atteignant les quelque 60 000 commerces ouverts au niveau national. « La situation de confinement a fait que plus de 10 000 commerçants non concernés par le programme de permanences ont exercé », affirme notre interlocuteur.
Outre cela, le respect des mesures sanitaires auquel a appelé l’Association nationale des commerçants a été suivi, et « à la lettre », ajoute le président de l’ANCA, et pour preuve aucun P-V n’a été établi par les services de contrôle du ministère du Commerce, affirme-t-il.
Dans le cadre des mesures d’hygiène et de prévention contre la pandémie de coronavirus, l’association a contribué à l’effort des autorités sanitaires dans ce domaine en fournissant 6 millions de bavettes aux commerçants, qui, à leur tour, les ont mises gracieusement à la disposition de la clientèle en manque.
Dans un autre volet, l’ANCA salue les mesures d’aide de l’Etat en faveur des commerçants impactés par la crise sanitaire, à l’arrêt depuis 5 mois, par la réouverture de certains petits commerces, l’octroi d’une mensualité de 30 000 DA pour les petits métiers et le gel des contributions fiscales et parafiscales.
Mais d’un autre côté, l’ANCA, par la voix de son président, sollicite le gouvernement pour engager d’autres mesures afin de décider de la reprise d’autres activités à l’instar des taxis interurbains, de l’augmentation de l’aide financière ainsi que l’octroi de crédits bancaires sans intérêts pour certains commerçants, frappés de plein fouet par les effets du confinement, afin de leur permettre d’alimenter leurs commerces en produits. « C’est dans ce cadre que la reprise s’effectuera dans des conditions idéales pour les commerçants », estime Tahar Boulanouar.
Enfin, l’ANCA, qui fait savoir que la situation financière des commerçants a été sérieusement ébranlée par la conjoncture sanitaire de l’épidémie de Covid-19, appelle à la reprise de toutes les activités commerciales, et « sans exception », promettant à ce sujet de participer au contrôle rigoureux pour le respect des gestes barrières et de veiller à l’accueil de la clientèle dans un environnement qui répond aux restrictions édictées par les autorités sanitaires pour faire face à la propagation du virus.
A. B.
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