«Nous sommes livrés à nous-mêmes, depuis deux années déjà, face à une administration qui ne veut point régler notre problème. Nous sommes les héritiers, Daoudi, qui disposont d’un terrain d’une superficie de 8 hectares et 79 ares au niveau de la partie sud de la ville d’El-Tarf, en allant vers la commune de Zitouna. Nous avons voulu procéder à une correction du plan cadastral erroné qui indique que nous disposons de 11 hectares. Nous possédons un livret foncier, en bonne et due forme, dans lequel sont inscrits les 8 hectares et 79 ares. Le directeur du cadastre tergiverse, sans raison, afin de corriger ce surplus de superficie qui appartient au domaine public de l’Etat, soit 3 hectares» ont martelé les mines défaites et avec rage les héritiers Daoudi qui ont observé, hier matin, un sit-in de protestation devant le siège de la Direction de wilaya du cadastre, sis à El-Tarf centre.
Et d’ajouter document à l’appui : «Nous avons désigné un expert foncier avec nos propres moyens financiers qui a procédé à la correction du plan, sus-indiqué, avec les délimitations légales et requises, et ce, selon le livret foncier, établi par les domaines publics. Pour ce faire, ledit expert a même pointé par des piquets, en guise de repères, le terrain. L’expertise a été validée par la Direction des domaines et remise au directeur du cadastre pour approbation, malheureusement, ce dernier s’est muré dans un total silence. Ce qui est intrigant à plus d’un titre. Nous ne savons plus à quel saint nous vouer pour trouver une solution définitive à notre problème qui dure depuis des lustres. C’est une forme de bureaucratie qui nuit à l’image de l’Etat et terni le service public censé être au service du citoyen». Cependant, nous avons essayé de joindre le directeur du cadastre, en vain. Ce dernier est en congé de maladie, a-t-on indiqué, auprès de ces subalternes. Enfin, les hériters Daoudi ne comptent pas baisser les bras face à ce déni d’un droit garanti par les lois de la République et la Constitution et interpellent, par ailleurs, le ministère de tutelle, ainsi que le wali afin d’intercéder en leur faveur et remettre les pendules à l’heure, une fois pour toutes.
Daoud Allam

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