Une photo de la BEACL’Etat du Cameroun a commencé le troisième mois de l’année 2020 en se rendant de nouveau sur le marché monétaire de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac). Le Trésor public a en effet émis, mercredi 4 mars, des bons du Trésor assimilables (BTA) pour rechercher sur ce marché 20 milliards de FCFA. Pour cette nouvelle émission de BTA, il s’agissait donc de 20 000 titres dématérialisés d’une valeur nominale unitaire de 1 000 000 FCFA à souscrire auprès de 16 banques et établissements financiers de la Cemac agréés comme Spécialistes en Valeurs du Trésors (SVT) par le ministère des Finances du Cameroun.
Les BTA ont été émis à une maturité de 26 semaines, soit une échéance fixée au 4 septembre prochain pour une valeur qui a pris effet dès vendredi 5 mars. Les résultats des adjudications ont été présentés jeudi 5 mars avant 12 heures tandis que la date de règlement est fixée au vendredi 5 mars avant 15 heures. Jusqu’au moment où nous allions sous presse, l’Etat camerounais n’avait pas communiqué sur les résultats de cette autre émission. Recherche de financements Toujours est-il que son intérêt pour la recherche des financements sur le marché monétaire de la Beac est revenu dans les analyses. Ce d’autant plus qu’il y a quelques semaines, une émission de BTA avait donné lieu au plus cuisant échec de l’histoire du Cameroun sur ce marché : à peine 5 milliards récoltés sur les 20 milliards de FCFA sollicités, soit un taux de couverture de 25%.
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Pourquoi le Cameroun est-il donc si friand de ce marché ? La question avait été abordée, en janvier dernier, lors de la conférence annuelle des services du ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Administration du territoire (Minepat). Et le directeur de la Trésorerie, s’appuyant sur la stratégie d’endettement du pays, d’expliquer que ces émissions sur le marché monétaire de la Beac « offrent un délai plus long à l’Etat dans la mesure où le principal n’est remboursé qu’au terme de sa maturité, contrairement aux emprunts obligataires dont le remboursement intervient généralement par quart à partir de la deuxième année ». Et Samuel Tela de souligner les Obligations du Trésor Assimilables (OTA) assurent à l’agent économique une meilleure rentabilité car il perçoit les intérêts sur toute la durée de vie du titre ».
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Auteur: Manuela Nomegne
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