La 8e session du comité national de pilotage du projet Central African Backbone (CAB) s’est tenue le 30 décembre 2019 à Yaoundé. Présidée par la ministre camerounaise des Postes et Télécommunications (Minpostel), Minette Libom Li Likeng, la séance de travail a permis de constater que le Cameroun est en retard dans la mise en œuvre de sa composante dans le cadre de la réalisation du CAB. Le pays a donc introduit auprès de la Banque africaine de développement (BAD) une demande de prorogation du projet dont le taux national de réalisation est estimé à seulement 15%.
Arrivé à échéance le 31 décembre 2019, le CAB est financé à hauteur de plus de 30 milliards de FCFA par l’institution bancaire. L’accord de prêt a été signé en 2017 pour une durée de trois ans. Le gouvernement évoque plusieurs difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des 52 activités du projet, dont certaines en sont encore à la phase de contractualisation ou de préparation. La prorogation sollicitée par l’Etat pourrait s’étendre jusqu’en 2021. « En vue de la finalisation des différents projets engagés, le plan de passation des marchés pour la période 2020-2021, soumis le 30 septembre 2019, a obtenu l’avis favorable de cette institution le 26 décembre 2019 », a relevé Minette Libom Li Likeng.
Articulé en une composante régionale et en des composantes nationales, le projet CAB a démarré au Cameroun en 2016, mais n’a connu sa vitesse de croisière qu’en 2018, et particulièrement en 2019. Ceci avec notamment le début des travaux de pose de la fibre optique dans la région du Sud du pays, en vue de l’interconnexion avec le Congo, et dans la région de l’Est, pour l’interconnexion avec la République centrafricaine. « Au terme de l’année 2019, sur les 52 activités que compte le projet, a indiqué la ministre camerounaise des Postes et Télécommunications, 22 activités sont contractualisées pour 27 contrats signés (…) Le montant des engagements s’élève à 11,9 milliards de FCFA, soit un taux d’engagement prévisionnel de 39,20% (…) Sur le plan financier, un montant de 4,6 milliards de FCFA a été décaissé, soit un taux de décaissement de 15,47%, comparativement à 3,72% en 2018 », a ajouté le Minpostel.
Décidé en mai 2007 lors d’un sommet des chefs d’Etat de la Cemac à N’Djamena, le projet CAB porte sur la pose globale de 2 660 kilomètres de câbles de fibre optique dont 1 000 kilomètres d’infrastructure existantes. Prévu en deux phases, il consiste, d’une part, à l’interconnexion sur plus de 1 000 kilomètres du Cameroun, de la Centrafrique et du Tchad en s’appuyant sur la fibre optique posée le long du pipeline Tchad-Cameroun, et d’autre part, à l’extension du réseau aux trois autres pays de la Cemac (Congo, Gabon et Guinée équatoriale).
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Auteur: Francky
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