La lecture des états financiers de l’opérateur des Télécoms révèle qu’au cours de l’année 2017, le chiffre d’Affaires (CA) a régressé de 36,6 milliards de FCFA passant de 277,2 milliards FCFA en 2016, à 240,6 en 2017. Au titre de l’année 2018, le capital a chuté de 16 milliards FCFA.

À l’occasion de la célébration des 20 ans de MTN Cameroon, le Directeur général Hendrik Kasteel a déclaré « Ces quatre dernières années, MTN a tourné à perte. Nos investisseurs n’ont rien reçu, mais nous restons ici parce que le marché camerounais est très intéressant ».

En se basant sur le rapport financier de l’opérateur de téléphonie mobile publié le 7 mars 2019, le chiffre d’affaires de MTN Cameroun a chuté de 16 milliards FCFA en 2018, en raison de la baisse des revenus engrangés sur la voix.

Sur un taux de change moyen entre le FCFA et le rand sud-africain, équivalent à 1 rand pour 45,07 FCFA en 2018 et à 1 rand pour 44,06 FCFA en 2017, les revenus globaux engrangés par MTN Cameroun en 2018, ont culminé à 4,549 milliards de rands (223,5 milliards de FCFA, contre 5,373 milliards de rands en 2017 (239,6 milliards de FCFA), en baisse de 16 milliards de FCFA.

Le même rapport révèle qu’au cours de l’année 2017, le chiffre d’affaires a régressé de 36,6 milliards de FCFA passant de 277,2 milliards FCFA en 2016, à 240,6 en 2017. La filiale camerounaise a perdu 2,4 millions d’abonnés entre juin 2017 (9,5 millions d’abonnés) et décembre 2017 (7,1 millions d’abonnés). La plus importante réduction depuis l’arrivée de MTN sur le marché camerounais. Le bénéfice avant impôts et amortissements de MTN est tombé à environ 58,5 milliards FCFA à fin 2017, après avoir atteint un peu plus de 93 milliards FCFA un an auparavant. 

Face à cette situation, le 9 mars 2018 à Johannesbourg, Ralph Mupita, le directeur financier de MTN international a annoncé que ce groupe sud-africain des télécommunications étudie actuellement la possibilité de réduire la taille de son marché en Afrique et au Moyen-Orient, en cédant certaines de ses 22 filiales. Ceci apprend-on à cause de l’étroitesse des marchés, de l’état des guerres dans lequel sont empêtrés certains pays dans lesquels l’opérateur est présent et des rapports tumultueux avec les régulateurs de certains autres pays.

Auteur: Manuela Nomegne
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