Essaouira – »La mise en application du Code de la presse et de l’édition et la qualification des entreprises médiatiques régionales » a été au coeur des débats, mercredi à Essaouira, lors d’une rencontre organisée à l’espace de Dar Souiri.
Initiée par la direction régionale Marrakech-Safi du ministère de la culture et de la communication (Département de la Communication), cette rencontre a été rehaussée par la présence d’un parterre de journalistes et de professionnels ainsi que de correspondants de plusieurs supports médiatiques, locaux, régionaux et nationaux.
Cette rencontre de communication, qui s’inscrit dans le cadre d’un programme d’activités concocté par la direction régionale Marrakech-Safi (Département de la Communication), a été l’occasion de s’arrêter sur les nouveautés et les garanties apportées par le Code de la presse et de l’édition pour une pratique journalistique libre, autonome, professionnelle et responsable.
Intervenant à cette occasion, M. Abdel Majid Abada, directeur régional du Département de la Communication, s’est félicité de l’organisation de cette rencontre de prise de contact direct avec les professionnels des médias au niveau de la ville d’Essaouira, notant que cette initiative s’inscrit dans le cadre de la démarche de proximité et d’échange prônée par le ministère de tutelle.
Il s’agit également d’une approche participative et intégrée, fruit des efforts inlassables déployés en vue de promouvoir le secteur de la communication et de l’information et d’asseoir les bases d’une pratique journalistique saine et professionnelle qui sera digne des grands acquis et réalisations accomplies par le Royaume en matière de démocratie et de promotion des droits et libertés, a-t-il souligné.
L’adoption au Maroc d’un Code de la presse et de l’édition, porteur de garanties et d’avantages au profit de la profession et des professionnels du secteur, est un gage de fierté et une pierre qui vient s’ajouter à l’édifice démocratique et de l’Etat de droit dont jouit le Royaume sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, s’est félicité M. Abada.
Ce Code se veut novateur en ce sens qu’il veille à une pratique journalistique autonome et responsable conformément aux standards mondiaux en la matière et des valeurs et principes déontologiques de la profession, a-t-il expliqué, mettant l’accent sur le contexte général de l’élaboration et de la mise en application de cette nouvelle feuille de route.
M. Abada a mis l’accent également sur les principaux piliers sur lesquels se fonde ce Code de la presse et de l’édition à savoir la Constitution de 2011, les Discours Royaux qui témoignent de la Haute Sollicitude dont le Souverain ne cesse d’entourer le secteur des médias et qui constituent une feuille de route pour la promotion des médias, ainsi que le plan gouvernemental (2012-2016).
Au rang des fondements figurent également une série d’accords et de conventions internationales ratifiés par le Royaume, a-t-il poursuivi, notant que l’ambition est que le secteur de l’information et de la communication soit un levier réel du développement, tout en contribuant à l’émergence d’une opinion publique avisée et à la consolidation de l’Etat de droit.
M. Abada s’est attardé aussi sur une série de garanties contenues dans le Code de la presse et de l’édition à même de permettre au journaliste de s’acquitter de sa noble mission dans de meilleures conditions, tout en lui assurant la protection nécessaire, et en lui permettant d’exercer dans la transparence et l’objectivité requises.
Le Code de la presse et de l’édition est un processus en continuité qui a été soigneusement conçu sur la base d’une approche participative et intégrée, tout en veillant à ce que cette feuille de route soit garante d’un équilibre indispensable entre les droits des professionnels et ceux de la société et des individus, a-t-il dit, estimant que face à la révolution technologique et numérique que connait le monde, le Maroc est appelé constamment à adapter son arsenal juridique en vue d’être au diapason des changements survenus et ceux à venir.
Après avoir loué les efforts déployés en permanence par le ministère de tutelle pour promouvoir le secteur et apporter l’appui nécessaire aux entreprises médiatiques et à la presse électronique, M. Abada a salué la mise en place d’un Conseil National de la Presse (CNP), une instance autonome d’auto-organisation du secteur, qui se veut une grande réalisation accomplie par le Maroc, à même de lui permettre de mieux se positionner dans le concert des grandes nations démocratiques.
»Nous estimons que sans une presse forte, autonome et responsable, aucun Etat ne peut se targuer d’être une vraie démocratie », a-t-il conclu.
Lors du débat ouvert à cette occasion, l’accent a été mis sur les difficultés que connaissent les entreprises médiatiques entre autres, les ressources limitées, la régression du nombre du lectorat et la faiblesse des recettes générées de la publicité, ainsi que sur les solutions apportées par le législateur pour remédier à cette situation.
Auteur: Meriem IGASS
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