L’impact de la pandémie du coronavirus sur l’économie nationale et la situation sanitaire dans le pays ont été au centre de la réunion du Conseil  des ministres présidée, dimanche dernier, par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune.

Face aux conséquences économiques et sociales inattendues, le pays a pris des mesures pour contenir la pandémie, notamment en termes de confinement, d’aide aux entreprises, aux salariés et aux plus démunis.
D’abord, pour faire face à la crise, les autorités ont procédé à des coupes budgétaires extrêmement importantes, notamment de 50% dans le budget de fonctionnement de l’Etat, et des baisses considérables des importations, de l’ordre d’une dizaine de milliards de dollars. Il convient de rappeler que dès l’annonce du premier cas confirmé de Covid-19 en Algérie, le gouvernement s’est mobilisé, en vue de préparer une riposte à la hauteur de la gravité de la crise sanitaire et faire face à l’impact économique et social  dans plusieurs secteurs économiques. Placé sous état d’urgence sanitaire, le pays qui a fermé ses frontières et instauré le confinement depuis le 20 mars dernier, se mobilise massivement pour soutenir les populations les plus touchées par le ralentissement de l’activité économique notamment à travers le soutien et l’aide en dons, décidés par le gouvernement. Dans ce contexte, une commission d’évaluation de l’impact socio-économique a été installée, pour évaluer les répercussions économiques directes et indirectes de la Covid-19.
Face à l’urgence de la situation, le gouvernement a pris une kyrielle de mesures de soutien et d’accompagnement dédiées aux travailleurs et aux entreprises du secteur privé et public, mises en difficulté par le ralentissement ou l’arrêt d’activité, provoqués par la pandémie. Le gouvernement a passé en priorité les décisions et mesures financières susceptibles d’amortir les effets de la crise sanitaire sur les entreprises et les salariés et celles visant l’ensemble de la société, notamment celle concernant les plus démunis leur permettant de percevoir une indemnité de 10.000 DA, par une distribution qui se fera progressivement en plusieurs étapes. Il y a aussi les mesures concernant les entreprises dont l’activité est maintenue mais qui souffrent de difficultés de trésorerie et divers autres problèmes.
A cela vient s’ajouter le grand chantier et sans doute le plus important, à savoir celui de la mise en œuvre du Plan de relance économique auquel ont été associé l’ensemble des partenaires socio-économiques du gouvernement. D’autres décisions ont concerné l’ajustement des règles d’investissement et de financements de l’économie, ainsi que des mesures fiscales très incitatives. C’est compte tenu de toutes ces difficultés que le gouvernement a décidé de déployer les efforts pour aller vers un régime d’assistance financière et fiscale au profit des PME et des TPE ainsi que des artisans.
Fragilisée par une baisse significative des revenus essentiellement pétroliers, avant la pandémie de la Covid-19, le gouvernement a été contraint de déployer des efforts pour affronter un choc économique et social qui s’annonçait dévastateur. Toutefois, le président Tebboune a rappelé à maintes reprises, notamment lors des rencontres périodiques avec les médias, que l’Algérie dispose de moyens assez importants à même de surmonter les pressions financières liées à la Covid-19, bien que le contexte économique mondial soit sous très forte pression liée à cette crise sanitaire.  Ainsi malgré l’ampleur de la crise, l’Algérie n’a pas sollicité l’aide des institutions financières internationales. En tout cas, il y a assez de moyens pour gérer les pressions dues au coronavirus, malgré les fluctuations des cours du pétrole.  Rappelons qu’à l’instar des autres pays exportateurs de pétrole, l’Algérie a été frappée de plein fouet par la baisse du prix du baril, qui a perdu 60% de sa valeur depuis janvier.
    Farid Bouyahia
 

Auteur: elmoudjahid
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