Le « coup de génie » d’un Africain, la guerre de Trump a fait le reste : Pourquoi lui et pas tous les autres?Le « coup de génie » d’un Africain, la guerre de Trump a fait le reste : Pourquoi lui et pas tous les autres?
Article réservé aux abonnés

Le flair, l’intuition, l’anticipation, la prospective, la projection, c’est ce qui fait toute la différence entre les vrais capitaines d’industrie et ceux qui jouent dans la cour des « petits ». Des ténors, des géants, des grands, l’Afrique en manque cruellement ; on en trouve dans les économies les plus fortes du continent – en termes de PIB – (en Afrique du Sud, en Egypte, au Nigéria, en Algérie et au Maroc), mais pas suffisamment pour hausser sensiblement le niveau général et encore moins rivaliser avec l’Occident. Il ne faut pas chercher loin, le sous-développement de l’Afrique et la pauvreté endémique des populations logent là aussi : Un déficit de capitaines d’industrie.

Justement lui est Nigérian et il est l’homme le plus riche du continent : Aliko Dangote. Sa fortune personnelle, évaluée à 33,6 milliards de dollars, il l’a faite principalement dans le ciment. Mais son groupe prospère également dans la logistique, le phosphate, les engrais, etc. Mais incontestablement son coup de génie a été sa raffinerie, la plus grande d’Afrique. Il y a injecté 20 milliards de dollars. Il l’a fait avant que le brut, son raffinage et son transport deviennent le problème numéro 1 de l’humanité…

Il l’a fait avant la funeste guerre du président américain, Donald Trump, et son lot de flambée des cours du pétrole sur le marché mondial. Quand on vous parlait de flair et d’intuition. Et maintenant Washington ne sait plus comment éteindre l’incendie qu’il a provoqué, il gesticule, éructe, alterne menaces et carottes en direction de l’Iran. Mais le fait est qu’à 5 jours des législatives américaines, on ne voit pas comment la Maison-Blanche se soustraira à la colère des électeurs, à qui Trump avait vendu un monde sans guerre et sans inflation.

Dangote ne le dira jamais, ce serait l’horreur suprême et en plus ce n’est pas le style de ce discret entrepreneur, mais s’il y a une personne qui fait son beurre avec la paralysie des géants pétro-gaziers du Moyen-Orient et l’obstruction du détroit d’Ormuz c’est bien le Nigérian. Au départ il avait priorisé les solutions pour son pays, premier producteur de pétrole en Afrique mais qui n’a pas assez d’équipements pour le raffiner. La guerre de Trump a fait de Dangote le premier distributeur mondial de kérosène.

Avoir les moyens de ses ambitions mais bien plus encore

L’appétit du Nigérian est venu en mangeant. Posséder la plus grande raffinerie du continent ne suffit plus, il faut maitriser toute la chaine pour avoir une vraie indépendance et atteindre les sommets. Il faut avoir la main sur les coûts de revient, les approvisionnements, tout l’éventail des équipements et les débouchés sur le marché…

Bon, Dangote a « réinventé la roue », John D. Rockefeller a été le premier à le comprendre et à l’appliquer dès 1870. Mais le Nigérian a eu le mérite de se jeter à l’eau dans un continent où les milliardaires préfèrent jouer « petit bras » pour sécuriser leurs profits tout en minimisant les risques.

Vous avez envie de lire la suite

Abonnez-vous et débloquez tous les articles

Que se passe-t-il en Tunisie?
Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!

Auteur: Souleymane Loum
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.