Les  personnalités ayant répondu favorablement à l’appel de la patrie saluées
Membres de la société civile, acteurs du hirak populaire, organisations et associations expriment leur attachement au principe de dialogue

La conduite du dialogue, telle que souhaitée et même planifiée par le panel des 7 personnalités, dont l’action est coordonnée par l’ancien président de l’APN, Karim Younes, devra monter en cadence au courant de cette semaine.

Au programme, des réunions de concertation entre les membres du panel, des entrevues avec les autres personnalités ayant répondu favorablement à l’appel lancé en vue d’élargir la réflexion sur la voie à suivre pour parvenir à une plateforme consensuelle dans le cadre de ce processus et, bien évidemment, des rencontres projetées avec les partis et les organisations de la société civile. En un mot, le dialogue dont les membres dudit panel se proposent d’être médiateurs sera donc entamé «sans délai», pour reprendre le communiqué rendu public à l’issue de la réunion de jeudi. Un calendrier présentant dans le détail le calendrier relatif à cette première étape effective du dialogue sera communiqué ultérieurement, indique-t-on de même source. L’instance du panel et de médiation a également salué les personnalités nationales «qui ont répondu à l’appel de la patrie, dans cette conjoncture difficile, par conviction et sens de responsabilité». Les noms de ces personnalités seront annoncés prochainement, affirme-t-on.
    
Le panel refuse la démission  de Karim Younes

La réunion du panel a été marquée par ailleurs par l’annonce de la décision de Karim Younes de démissionner de sa présidence, décision très vite rejetée par les présents, et ce, explique-t-on, en réponse «à la demande de plusieurs personnalités, organisations, associations, membres de la société civile et acteurs du hirak des wilayas, lesquels avaient réitéré leur attachement au principe du dialogue national annoncé pour une sortie de crise dans les plus brefs délais». L’ancien président de l’APN se rétracte et décide de poursuivre sa mission à la tête du panel. Dans le communiqué sanctionnant les travaux de la réunion qu’il a présidée, il est rappelé en outre que les mesures annoncées par cette instance de médiation en vue d’instaurer un climat favorable au dialogue et au dénouement de la crise actuelle par le biais d’une démarche inclusive ont été retenues parmi les recommandations. Dans le même communiqué, les membres du panel ont toutefois tenu à mettre en exergue que «l’intérêt du pays passe avant tout », ce qui est à même de certifier de leur volonté, voire de leur engagement à servir la patrie en vue d’un retour à la normalité, rappelant les revendications citoyennes et d’essence démocratique exprimées par le peuple, à travers une dynamique de manifestation pacifique enclenchée depuis le 22 février. Dans ses propos rapportés par la presse et réitérés à chacune de ses interventions sur les plateaux de télévision, Karim Younes a insisté sur le fait qu’il n’est ni le représentant de cette dynamique citoyenne communément appelée le «hirak», encore moins le pouvoir ou son émissaire. Il a estimé nécessaire, en outre, le recours à la mise en application d’un certain nombre de mesures tendant à créer un climat d’apaisement et de confiance pour mener la mission vers son objectif final, à savoir la tenue d’une élection présidentielle crédible.
  
Désenchantement dans le camp des «pessimistes»  

La plus en vue de ces mesures de confiance souhaitées par Karim Younes est sans doute celle se rapportant à la libération des détenus du «hirak». Ce préalable équivaudrait à une interférence dans le travail de la justice, comme l’a rappelé le chef d’état-major de l’ANP dans son discours prononcé, mardi dernier, au siège du MDN, à Alger.  M. Ahmed Gaid Salah avait en effet soutenu que seule la justice est souveraine dans ses décisions et qu’il n’est permis à quiconque de s’ingérer dans ses prérogatives. En réaction à cette prise de position du Haut-Commandement de l’institution militaire, des cercles pessimistes ayant déjà décrété à l’avance l’échec de ce nouveau processus de dialogue avaient sans doute envisagé une implosion de l’instance de médiation présidée par Karim Younes. Alors qu’ils se mettaient à guetter une annonce sonnant la fin de mission de cette même instance, les concernés auraient sans doute désenchanté maintenant que ladite instance a réaffirmé son attachement au dialogue qui sera entamé dans les meilleurs délais.
 Karim Aoudia  

Auteur: elmoudjahid
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