Après le succès de la première édition, le Festival international du couscous revient, cette année, avec plus de participants et une plus grande variété de produits à marier avec plusieurs variantes de ce délicieux mets, si cher aux algériens, mais aussi aux Maghrébins et ressortissants de plusieurs pays du monde.

Ainsi à partir d’aujourd’hui, et trois jours durant, de grands chefs cuisiniers venus de sept pays, à l’instar de l’Algérie, Tunisie, Maroc et Égypte seront en compétition pour préparer le meilleur couscous. Le concours est également accessible aux amateurs, simples férus de cuisine traditionnelle ou même de jeunes talents.
Pour les départager, un jury de composé de 11 experts culinaires, provenant de plusieurs pays arabes et européens (Angleterre, France), va superviser la compétition pendant  ces trois jours. Les femmes sont aussi de la partie. celles-ci représentent plusieurs régions de l’Algérie et proposent à la dégustation leur propre recette de couscous  maison, selon les organisateurs de cet événement.
Un événement qui avait drainé grand monde l’année dernière, qui aura cette fois la Palestine comme pays invité d’honneur, et qui sera organisé au Palais de la culture Moufdi- Zakaria.
sous le haut patronage du ministre de la culture, M. Azzedine Mihoubi, cette seconde édition, organisée par  l’entreprise «Chohra Prod», va être l’occasion de revisiter des recettes de ce plat, ses mille et une variantes qui constituent sa richesse.  Selon les organisateurs, ce festival est une opportunité pour faire valoir les multiples versions d’un produit unique réunissant plusieurs aspects, intérêts et secteurs d’activités. «Ces recettes vont réunir de nouveau la culture, l’artisanat, les traditions culinaires et l’histoire, ainsi que des rituels familiaux, qu’on arrive rarement à réunir ensemble, c’est aussi du tourisme culinaire», ont-ils ainsi souligné.
Quant aux autres activités prévues au cours de ces trois jours, celles-ci sont liées au thème du couscous, puisqu’il est question d’exposer des produits artisanaux, tels que la vaisselle traditionnelle faite à base de terre cuite. Ceci sans compter d’autres activités culturelles et artistiques organisées en marge du concours de trois meilleurs couscous préparés par trois différentes catégories, à savoir les professionnels, les amateurs et les stagiaires des centres de formation et autres grandes écoles de cuisine. 
Le festival se présente, par ailleurs, comme une opportunité de rencontres entre les artisans et les différents secteurs d’activité touchant de près ou de loin à la restauration.  L’intention est aussi d’élargir des connaissances du public en lui permettant la dégustation des différentes variétés de couscous. Il peut ainsi goûter les saveurs du blé concassé, de l’orge, des différentes semoules, et cela à travers leurs déclinaisons méditerranéennes.
C’est justement à partir de toute cette richesse et du fait que plusieurs pays se partagent ce savoir ancestral que des experts des pays du Maghreb espèrent classer le couscous, spécialité culinaire d’Afrique du Nord, au patrimoine mondial de l’humanité, comme l’a annoncé le directeur du Centre algérien de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (CNRPAH). Une annonce appuyée par notre ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, qui a affirmé, le mois dernier, qu’un dossier visant à inscrire le couscous comme élément du patrimoine immatériel mondial sera présenté en mars prochain à l’Organisation des nations unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO) par l’Algérie au nom des pays du Maghreb. 
 Pour rappel, la première édition du Festival International du Couscous, qui s’est déroulée au Palais des Rais (Bastion 23) du 10 au 12 mai 2018, a vu l’Algérie remporter le prix du meilleur plat.
L’événement sera en entrée libre à partir d’aujourd’hui, de 10h00 à 19h00.
Amel Z.