Le FFS fait le constat qu’en Algérie, le chômage et le travail informel et précaire touchent une grande partie des jeunes, notamment diplômés, entraînant de larges pans de la société dans la pauvreté et que la crise multiforme à laquelle est confronté le pays ne peut pas être dépassée par des mesures ponctuelles en réponse à des urgences sociales conjoncturelles, car ses effets impacteront durablement le niveau de vie de la population.
M. Kebci – Alger (Le Soir) – D’où son appel, dans un communiqué de son premier secrétaire national à l’occasion de la Journée internationale des travailleurs, célébrée hier vendredi, à «valoriser le salaire minimum et l’allocation-chômage, mais aussi d’instaurer un revenu social minimum garanti à toutes les familles sans ressources», considérant, par ailleurs, que la protection sociale «ne protège pas suffisamment les citoyens».
Dans ce contexte qui va en s’aggravant, le FFS considère que ce 1er Mai doit désormais marquer le «début d’un nouvel ordre social basé sur le droit et la démocratie avec le fondement de cet État que nous voulons construire, qui sera social avec un développement économique durable associé au progrès social et à la protection de l’environnement».
Par ailleurs, le doyen des partis de l’opposition estime que la crise actuelle et ses conséquences préjudiciables au niveau de vie de tous, à la stabilité du pays et à l’indépendance nationale, «ne peut pas être surmontée dans la durée sans la participation des citoyens». Et de considérer que la «démocratisation de l’État et de ses institutions s’impose de toute urgence étant une question de survie». Dans ce sillage, le FFS estime que «seule une Nation rassemblée pourra faire face aux menaces que représentent les stratégies des multinationales de se refaire une santé économique et financière sur le dos des pays comme le nôtre qui recèlent des matières premières et un marché de biens d’équipement et de consommation indispensables à leur développement».
Pour atteindre ces objectifs, le FFS appelle à «œuvrer à la réalisation de convergences avec les forces politiques, syndicales et sociales, autonomes, qui partagent les mêmes valeurs de progrès économique et social, pour lutter ensemble dans l’instauration d’un État de droit démocratique et social et à l’avènement de la deuxième République».
M. K.

Auteur:
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.