Après l’avoir tenu sept fois de suite à l’hôtel Sofitel d’Alger, Liberté se voit contraint de délocaliser son Forum hebdomadaire. A compter de ce dimanche 3 février 2019, le rendez-vous se tiendra dans la salle de conférence du journal, au siège d’El Achour, à 10h30. L’invité de la semaine reste, comme annoncé précédemment, M. Soufiane Djilali, président du parti Jil Jadid et le thème de la conférence-débat qu’il animera demeure inchangé : « Le boycott, un moyen pour briser le statu quo ? »

La décision de délocaliser notre Forum a été prise jeudi dernier, lorsque la direction de l’hôtel Sofitel nous a fait savoir, par mail, que Liberté doit désormais obtenir et présenter une autorisation de la wilaya d’Alger pour continuer d’organiser son Forum dans l’enceinte de l’hôtel. Il est clair qu’une telle exigence ne peut venir d’un établissement à caractère commercial. Chacun saura en situer l’origine et chacun comprendra que le Forum de Liberté dérange ceux qui ont peur du débat car, en définitive, le Forum de Liberté n’est rien d’autre qu’un lieu de libre débat.

Il faut rappeler, à ce titre, ce que nous écrivions dans notre édition du 13 décembre 2018, lorsque nous annoncions le retour de notre Forum. « Y seront invités, successivement et sans aucune forme de discrimination, les hommes et les femmes susceptibles de décrypter, d’expliquer et d’analyser l’actualité. Le Forum de Liberté sera donc le lieu où seront décortiqués les ressorts qui font les événements, qu’ils soient d’ordre politique, économique ou social, d’envergure nationale, régionale ou internationale (…) »

A Liberté, nous estimons avoir tenu notre engagement de faire de notre forum « une sorte d’agora où il sera apporté, à chaque question ou problématique posée, non pas une réponse mais des réponses ; celles-ci pouvant aussi bien s’entrechoquer que se compléter. Car nul débat n’est utile s’il n’est pas contradictoire ».

Certes, nos invités ont tous été critiques envers la gouvernance économique du pays. Certes, aucun d’entre eux n’a montré le moindre empressement à plaider pour la « continuité » ou à soutenir « le 5ème mandat ». Mais ceux qui pouvaient le faire ont également été conviés au Forum et n’ont pas daigné, jusqu’ici, répondre à notre invitation qui, par ailleurs, tient toujours.

Oui, nous avons tenu parole, non pas pour faire « bonne figure » mais par conviction que le débat contradictoire est la « denrée » qui manque le plus au pays, la seule- ou presque- que nous ne sommes pourtant pas obligés d’importer.

Liberté

Après l’avoir tenu sept fois de suite à l’hôtel Sofitel d’Alger, Liberté se voit contraint de délocaliser son Forum hebdomadaire. A compter de ce dimanche 3 février 2019, le rendez-vous se tiendra dans la salle de conférence du journal, au siège d’El Achour, à 10h30. L’invité de la semaine reste, comme annoncé précédemment, M. Soufiane Djilali, président du parti Jil Jadid et le thème de la conférence-débat qu’il animera demeure inchangé : « Le boycott, un moyen pour briser le statu quo ? »

La décision de délocaliser notre Forum a été prise jeudi dernier, lorsque la direction de l’hôtel Sofitel nous a fait savoir, par mail, que Liberté doit désormais obtenir et présenter une autorisation de la wilaya d’Alger pour continuer d’organiser son Forum dans l’enceinte de l’hôtel. Il est clair qu’une telle exigence ne peut venir d’un établissement à caractère commercial. Chacun saura en situer l’origine et chacun comprendra que le Forum de Liberté dérange ceux qui ont peur du débat car, en définitive, le Forum de Liberté n’est rien d’autre qu’un lieu de libre débat.

Il faut rappeler, à ce titre, ce que nous écrivions dans notre édition du 13 décembre 2018, lorsque nous annoncions le retour de notre Forum. « Y seront invités, successivement et sans aucune forme de discrimination, les hommes et les femmes susceptibles de décrypter, d’expliquer et d’analyser l’actualité. Le Forum de Liberté sera donc le lieu où seront décortiqués les ressorts qui font les événements, qu’ils soient d’ordre politique, économique ou social, d’envergure nationale, régionale ou internationale (…) »

A Liberté, nous estimons avoir tenu notre engagement de faire de notre forum « une sorte d’agora où il sera apporté, à chaque question ou problématique posée, non pas une réponse mais des réponses ; celles-ci pouvant aussi bien s’entrechoquer que se compléter. Car nul débat n’est utile s’il n’est pas contradictoire ».

Certes, nos invités ont tous été critiques envers la gouvernance économique du pays. Certes, aucun d’entre eux n’a montré le moindre empressement à plaider pour la « continuité » ou à soutenir « le 5ème mandat ». Mais ceux qui pouvaient le faire ont également été conviés au Forum et n’ont pas daigné, jusqu’ici, répondre à notre invitation qui, par ailleurs, tient toujours.

Oui, nous avons tenu parole, non pas pour faire « bonne figure » mais par conviction que le débat contradictoire est la « denrée » qui manque le plus au pays, la seule- ou presque- que nous ne sommes pourtant pas obligés d’importer.

Liberté