Des travaux de la conférence nationale sur «le Plan de relance économique et sociale» organisés autour de 11 ateliers ont pris fin hier, avec un discours de clôture du chef de l’exécutif, Abdelaziz Djerad.

Des membres du gouvernement, des représentants de syndicats, d’associations, des organisations patronales et des experts et opérateurs économiques dont certains ont été combattus ces dernières années, à leur tête Issad Rebrab, le P-DG du groupe Cevital, ont participé à cette rencontre de deux jours.

Mardi à l’ouverture de cette conférence, le président de la République s’est voulu optimiste et rassurant. Il a annoncé une série de mesures pour créer les conditions appropriées pour la réalisation de programmes d’investissement en dehors du secteur des hydrocarbures et pour encourager les exportateurs.

Selon le chef de l’Etat, le pays est capable d’atteindre au moins 5 milliards de dollars d’exportations hors hydrocarbures dès l’année prochaine.

Le message du Président aux hommes d’affaires était clair : «Votre objectif est de gagner de l’argent, c’est tout à fait légitime, mais faites-le légalement et préservez en premier lieu l’intérêt de votre pays».

Hier, le Premier ministre lui a emboîté le pas en annonçant le soutien du gouvernement aux opérateurs économiques nationaux, tout en insistant sur l’importance de la confiance réciproque pour réussir la relance de l’économie et surtout remettre le pays sur les rails : «Nous avons maintenant nos repères, nous avons le cap, nous avons les ressources et les compétences et nous avons surtout la confiance réciproque, et c’est de cette façon que nous allons avancer et mettre le pays sur rails pour qu’il redémarre», indiquera-t-il.

Dans son intervention, M. Djerad a évoqué la préservation du pouvoir d’achat des Algériens. Il a promis de donner l’opportunité aux jeunes d’entrer pleinement dans une dynamique économique.

Il a réitéré l’engagement du chef de l’Etat concernant les incitations fiscales douanières qui seront consenties aux producteurs atteignant les 60% d’intégration des produits locaux. Le programme et les orientations du président Tebboune seront appliqués à la lettre avec la contribution de tout le monde.

«Les accumulations du passé et les défis du présent et de l’avenir rendent nécessaire de sortir le pays de cette situation de crise. La relance de notre économie et l’application du programme tracé par le Président s’étend à très court terme d’ici fin 2020.

A court terme, d’ici fin 2021, et à moyen terme, d’ici la fin 2024», explique le Premier ministre précisant que les mesures applicables avant la fin de l’année prochaine visaient à préparer la transformation structurelle de l’environnement social et économique afin d’assurer l’efficacité économique et sociale ; toutefois, les réformes et les stratégies de développement à moyen terme, avant 2024, ont pour but de mettre en œuvre et achever les transitions nécessaires.

Le chef de l’Exécutif estime que la volonté politique existe, la vision économique est claire et la sincérité doit également suivre. «Il faut prendre un nouveau cap économique, rompre avec certaines pratiques du passé et adopter une autre mentalité», a tranché M. Djerad qui rappellera qu’aujourd’hui la priorité sera donnée aux investissements de petite et moyenne tailles.

Par ailleurs, notons que les 11 ateliers, à savoir : développement agricole, développement industriel, développement minier, développement des ressources énergétiques, financement du développement, comment faciliter l’investissement, les micro-entreprises et start-up, développement des secteurs de soutien, maîtrise du commerce extérieur, industrie pharmaceutique, filière BTPH, ont été modérés par des ministres des secteurs concernés. Des recommandations ont été élaborées et le gouvernement compte les prendre en charge.

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Auteur: Anis Khecheba
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