Dénoncer les machines de l’oppression sociale, religieuse et politique en Tunisie : Hédi Yahmed en fait son nouveau combat. Dans un livre fait de récits, témoignages et reportages, intitulé « Le jour où ils sont venus m’arrêter. De la clandestinité, des exils et de la prison de la Mornaguia » (Editions Arabesques), il a su choisir des angles significatifs. Cinq portraits de profils différents que l’ordre établi juge atypiques, racontent avec force détail l’épreuve que subissent « les autres », les minorités de tous genres. Religieux musulman, homosexuel, mère-célibataire, adepte du bahaïsme, et athée : chacun porte ses propres convictions et en paye lourdement les frais. Clandestinité, exil, prison, exclusion sociale, divorce et autres formes d’oppression en sont souvent le prix. Les récits sont époustouflants tant ils traduisent une triste réalité.
Outre ces cinq portraits, l’auteur a eu l’heureuse initiative de reprendre trois reportages qu’il avait déjà publiés dans la presse. Ils concernent les juifs de Tunisie, les adeptes de la Chiâa et le carré des interdits à la prison de la Mornaguia. De quoi confirmer l’ampleur des épreuves infligées.
L’ouvrage a été élaboré dans le cadre d’un projet de Défense des libertés individuelles et de l’Egalité, entrepris en Tunisie par la Fédération internationale des Droits de l’Homme, la LTDH, l’AFTURD et l’Association tunisienne de défense des libertés individuelles. Il est publié aux éditions Arabesques.
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