LE TEMPS – Kamel BOUAOUINA

La correction des épreuves écrites de la session principale bac a commencé. Elle est loin d’être une mince affaire. C’est un véritable travail de fourmi. Tout est calculé et planifié jusqu’au moindre détail. La moindre erreur n’est pas permise.

Concentration, sérieux et compréhension sont les maîtres-mots durant cette période où chaque élément de cette chaîne humaine connaît parfaitement sa mission et surtout l’accomplit avec dévouement. Long voire très long est le processus de correction des copies des candidats du baccalauréat.

Par de souci de crédibilité, les enseignants correcteurs et des enseignants évaluateurs dans chaque matière ont été mobilisés au niveau de chaque centre de correction où l’opération est supervisée dans son ensemble par des inspecteurs de l’éducation. Une lourde mission pour les chefs des centres de correction, les enseignants correcteurs, les secrétaires et les présidents de jury. Les copies sont dispatchées à travers tout le territoire.

Pour chaque matière, une réunion de correction se fera en présence des inspecteurs et des professeurs correcteurs. On essaie de lire les sujets et de discuter les barèmes. Les profs ont entamé depuis samedi à la correction de la pensée islamique, de la philosophie, de l’économie, de la technologie et de la 3ème langue. La double-correction s’impose pour la philosophie, l’économie et l’arabe. Chaque professeur correcteur vérifie et compare la note saisie à la note inscrite sur la copie d’examen. Une opération de saisie des notes sera effectuée par une équipe spécialisée. Une autre vérification des notes sera effectuée par une équipe de secrétaires afin de les comparer aux notes incluses dans des procès. Le processus de vérification des notes sera clôturé par l’envoi électronique de la base des données renfermant les notes à la direction générale des examens à une date qui sera fixée bientôt. Après la correction, on procédera aux délibérations.

Pour rappel, la proclamation des résultats est pour le 26 juillet. La session de contrôle se déroulera du 27 au 30 juillet et ses résultats seront dévoilés le 9 août.

Le directeur des examens au ministère de l’Education, Mohamed Mili, a précisé, hier, que le nombre des cas de fraude lors des épreuves écrites du baccalauréat a diminué par rapport à l’année précédente. Il a estimé qu’il est probable que cette baisse serait le résultat de la réduction du nombre des candidats dans les salles d’examen, soit 12 candidats par salle. Une mesure adoptée dans le cadre des efforts déployés pour lutter contre le Covid-19.

Mili a affirmé que les trois premiers jours de la session en cours ont connu une diminution du nombre des cas de fraude, établi actuellement à 70 cas, par rapport à la session principale du baccalauréat 2019, notant que les examens écrits de cette session se sont déroulés dans de bonnes conditions.

«Le ministère de l’Education ayant fourni toutes les garanties de la réussite», a-t-il ajouté.

Environ 133 mille candidats ont passé les épreuves écrites du baccalauréat session principale de l’année 2020, qui a débuté le 8 juillet courant et se poursuit jusqu’au 15 juillet 2020. 

 

K.B.

Auteur: letemps1
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