Après le 1502, numéro vert institué par le ministère du Commerce pour dénoncer toute forme de pratiques frauduleuses dans les marchés, Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce et ses équipes de la Brigade nationale de contrôle et de répression des fraudes (BNCRF) expérimentent un nouveau système d’authentification des vignettes estampillées sur les vins, spiritueux et tabac commercialisés au Cameroun.

Il s’agit d’une plateforme mise en place par La Société de la Rue, en charge de la production des vignettes en France. Elle a été testée les 14 et 15 novembre 2019 au cours d’une opération « Coup de poing » menée dans les villes de Yaoundé, Douala et Bafoussam.

Comme l’explique Barbara Aline Elemva-Amana, cheffe de la Brigade nationale de contrôle et de répression des fraudes au Mincommerce, joint par Ecomatin, ladite société met à la disposition des ministères en charge du Commerce, des Finances,  ainsi que des directions générales des Impôts et de la Douane, des informations relatives à l’identification de l’opérateur qui commande les vignettes, les quantités sollicitées, les produits auxquels sont destinées les vignettes les contenances etc.

Lors des contrôles, les équipes vérifient par téléphone les stocks grâce à un scan effectué sur la vignette. « Chaque vignette est enregistrée pour un produit bien précis. Si vous passez la commande de 1 000 vignettes pour les produits « Tio de la Bota » de contenance 1 L par exemple en brique, toutes ces informations sont enregistrées de manière à ce que lorsque le contrôle d’authentification de la vignette est effectué, à travers le scan sur la bouteille, on sait qui a passé la commande de la vignette, quand, où et pour quel produit elle est destinée », explique Barbara Aline Elemva-Amana.

Dès lors qu’une vignette après son checking ne peut fournir des informations exactes de traçabilité, le produit sur lequel elle est estampillée est considéré comme d’origine douteuse. « Etant donné que le travail est fastidieux, sur le terrain, nous procédons par échantillonnage. Si après vérification de 5 produits nous réalisons qu’ils sont de qualité douteuse, alors nous embarquons tout le carton de vin », précise la cheffe de la brigade.

Conséquence, ces produits sont saisis et détruits à la charge du propriétaire. Aussi, l’opérateur est frappé d’une amende dont le montant est de 10% du chiffre d’affaires annuel, selon les dispositions du décret n° 2010/0483/PM du 18 mars 2010, fixant les modalités de mise en œuvre des vignettes sur certains produits manufacturés.

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Auteur: EcoMatin
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