Intensification des rencontres avec les partenaires sociaux
Le ministère de l’Enseignement supérieur a déblayé le terrain de la réforme universitaire, en ouvrant le débat avec les partenaires sociaux.
Une série de rencontres avec le partenaire social a ainsi été organisée, durant les mois de septembre et d’octobre, par les cadres du ministère.
Dans un communiqué publié par la Fédération nationale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (FNESRS), affiliée à la centrale syndicale, il est prévu, selon la vision du ministère de tutelle, de pallier aux insuffisances du système licence-mastère-doctorat (LMD) et d’intensifier la numérisation de l’enseignement en ces temps de pandémie.
Ces actions interviennent après que le président Abdelmadjid Tebboune ait, à l’occasion d’une réunion du Conseil des ministres, annoncé de «profondes» réformes du système universitaire.
Il a évoqué notamment «la nécessité d’ouvrir la formation en mastère et en doctorat à tous les étudiants qui le souhaitent, sans sélection», ainsi que la possibilité de prestation effective en faveur de ses différents segments, selon un communiqué de la présidence de la République.
Jusqu’ici, l’accès à des formations post-graduation est soumis à un régime de sélection, souvent entaché de dépassements.
Abdelmadjid Tebboune avait également insisté sur le recours à l’enseignement à distance, qui peut être une formule appropriée, à condition qu’elle soit soutenue par les moyens technologiques et satellitaires nationaux.
Dans une récente intervention médiatique, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Abdelbaki Benziane, a souligné que l’université était «un chantier permanent». Il a annoncé, à ce propos, une évaluation du système LMD, en impliquant l’ensemble des partenaires.
Il a également indiqué qu’un plan d’action stratégique est en préparation. Il s’appuie globalement sur trois grands axes, à savoir : la qualité, l’employabilité et l’ouverture à l’international.
Il s’agit notamment d’adapter les programmes de l’université aux évolutions de la société et des attentes du secteur économique.
Les autres questions discutées entre les responsables des syndicats des enseignants universitaires et ceux du ministère de tutelle sont liées aux problèmes socioprofessionnels des enseignants.
Dans le communiqué du Fnesrs, il est noté que la rencontre s’est penchée sur le statut de l’enseignant et du chercheur permanents.
Elle a porté également sur la carrière de l’enseignant universitaire, le chercheur permanent et le personnel de recherche ainsi que les œuvres sociales au profit de l’enseignant universitaire et le dossier du logement, auquel le ministère a promis de remédier.
Post Views: 1 390
Advertisements
Auteur: Anis Khecheba
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.