Par Samia HARRAR
Une fragrance entêtante. Avec un peu de chances, elle s’entêtera davantage. Pour accompagner la reprise.
« J » moins deux. Et si ce n’était pas une bonne idée ? « J » moins un ; qui ne tente rien n’a rien. Le jour « J » : est-ce qu’on a vraiment le choix ?
A petites touches, comme un peintre s’empare de ses pinceaux pour peaufiner, délicatement ses « pastels ». Des demi-teintes, du clair-obscur, de la dentelle d’Alençon.
Est-ce qu’un déconfinement ciblé pourrait ressembler à un tableau de maître ? La réalité, lorsqu’il faut se la coltiner, généralement, ne s’embarrasse pas de pareilles précautions. Elle est crue et sans appel. Sous le soleil du mois de mai, elle pourrait faire l’effort d’être plus magnanime. Le temps qu’il faudrait au citoyen-lambda pour qu’il retrouve ses marques douces. Jour pair et jour impair, s’il ne s’emmêle les pinceaux, il y a de fortes chances, à moins qu’il ne baisse sa garde, qu’il puisse réussir son examen de passage, en permettant au pays, dans la foulée, de franchir un nouveau cap, en se délestant d’un autre poids qui lui alourdissait le dos. Mais est-ce si évident ? Et est-ce que toutes les précautions nécessaires, à sa survie, seront prises, de fait, pour lui baliser son chemin ?
Il faudrait qu’il fasse, comme si cela n’était pas le cas, pour qu’il redouble d’attention et fasse preuve de plus de vigilance. Sachant que sur le terrain de la lutte, contre un ennemi, qui avance, masqué, toutes les précautions d’usage, au moindre oubli, au moindre faux-pas, ne suffiront plus pour se prémunir. Il faudrait veiller, toujours, à avoir une longueur d’avance. Pour ne pas avoir à arpenter le chemin à rebours…
Auteur: letemps1
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