Le pétrole brut a reculé de 3 % mardi, à environ 82,5 dollars le baril, prolongeant une baisse de 2,4 % enregistrée lors de la séance précédente, alors que des signes laissant entrevoir de possibles avancées diplomatiques entre l’Iran et les États-Unis ont atténué les craintes de perturbations de l’approvisionnement.
Les dernières mesures prises par Washington pour accentuer la pression économique sur l’Iran se sont révélées moins sévères que ce que les marchés avaient anticipé.
Pour rappel, le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a indiqué que les pays commerçant avec Téhéran se verraient accorder un délai pour mettre progressivement fin à leurs relations commerciales avec l’Iran, sous peine de s’exposer à des sanctions unilatérales.
Selon la plateforme Trading Economics, les investisseurs restent toutefois dans l’incertitude quant aux effets de cette stratégie : celle-ci pourrait soit affecter les flux pétroliers transitant par le détroit d’Ormuz, soit accentuer les tensions avec la Chine, principal acheteur de pétrole brut iranien.
Le président américain a également déclaré que Washington avait averti l’Iran que tout navire ou toute embarcation procédant à la pose de nouvelles mines serait « immédiatement détruit ».
Il a insisté sur le fait que la politique américaine reposait sur une « tolérance zéro » à l’égard de toute tentative de minage du détroit d’Ormuz, passage stratégique majeur pour le transport mondial d’hydrocarbures.
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Auteur: Mohsen Tiss
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