L’un est sous la menace de la destitution, l’autre sous la peine de condamnation pénale. Malgré l’épée de Damoclès, les deux personnages recourent à la politique politicienne pour concocter «un deal du siècle» comme solution éternelle au conflit israélo-palestinien.

Les deux personnages, Trump et Netanyahu, à défaut d’arguments juridiques, espèrent ainsi créer un nouveau rapport de forces pour échapper à la justice de leurs pays.

Le grand cuisinier de cette potion magique n’est autre que Jared Kushner, le gendre de Trump, connu des Américains comme étant néophyte en politique.

Ignorant que la paix se construit d’abord sur le terrain, le plan a fait fi des expériences passées, surtout depuis l’ère Clinton et les accords d’Oslo, constamment remis en cause par le même lobby des extrémistes religieux.

Très vite, l’ONU a réagi pour dire que la communauté internationale s’en tient aux frontières définies en 1967.

Car ledit plan, au lieu d’apporter une solution à la problématique existante, en rajoute d’autres complètement à l’opposé des attentes des Palestiniens et de la communauté internationale.

Il n’est pas question d’une paix équitable, juste et conforme au droit international, mais de compliquer davantage les points d’achoppement, d’en chercher d’autres, en opérant un véritable passage de force.

Aux Israéliens, Trump accorde tout. Jérusalem Est comme «capitale indivisible», l’annexion des colonies de la Cisjordanie, qui sera, désormais, reliée à la bande de Gaza par un tunnel…

Aux Palestiniens et à leur Etat «démilitarisé», aucun droit historique. Ils devront se contenter d’un no man land dans la banlieue d’Al Quods pour bâtir leur capitale … et seuls ceux qui auront fait preuve de volonté pacifique pourront se rendre à l’esplanade des Mosquée…

Le projet prétendument «gagnant-gagnant» n’est qu’un ensemble de conditions de bonne conduite pour gagner la confiance américaine et prétendre à de «nouveaux acquis» promis en cas de «lutte contre le terrorisme» et de docilité, alors que la colonisation et la discrimination raciale de l’Etat d’Israël n’existeraient que dans l’imaginaire d’extrémistes, y compris juifs, qui continuent à croire à la paix des braves.

Trump compte sur l’amnésie politique pour diviser les pays arabes, entre ceux qui le craignent et ceux, peu nombreux, qui oseront s’y opposer, publiquement…

Mais cela n’apportera que davantage de haine, de désolation et de tueries, de part et d’autre…

Hélas, c’est la seule «chance historique» préconisée par Trump.

Mohammed Khalil

Auteur: M’hammed rahal
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