Le Polisario arrive à expiration !Le Polisario arrive à expiration !

à la croisée des chemins
L’avenir du Polisario est en train de se jouer. Soit il opère sa mue et se dissout dans les arcanes du Plan d’autonomie marocain. Soit il court le risque d’être catalogué comme une organisation terroriste par Washington avec une possible réplique des pays européens, arabes et africains.

Seul celui qui pourra se mettre dans la tête de l’actuelle direction du Polisario pourra mesurer l’ampleur des tourbillons et des incertitudes qui doivent l’agiter. La dynamique internationale est en faveur du Maroc. Les reconnaissances de la souveraineté du Maroc sur son Sahara se poursuivent et consacrent les grands triomphes de la diplomatie marocaine. Les horizons de la mésaventure séparatiste sont en train de se fermer de manière hermétique. Ne laissant qu’un seul choix, celui de l’autonomie dans le cadre de la souveraineté du Royaume.
Il est clair que si la décision appartenait exclusivement au Polisario, les enjeux auraient une autre ampleur et ce conflit artificiel vieux de cinq décennies n’aurait jamais duré autant sans le parrainage algérien. Le Polisario n’incarne plus une mésaventure séparatiste. Il incarne un instrument d’influence et de manipulation du régime algérien dont l’objectif stratégique est à la fois de se créer un passage vers l’Atlantique et un moyen d’obérer les chances du développement du voisin marocain.

Depuis les années Boumediene, le régime algérien avait élaboré sa doctrine politique sur la base d’une incessante compétitivité avec le Maroc. Une course au leadership régional était lancée et pour Alger tous les coups étaient permis, y compris celui de nourrir une organisation armée pour porter atteinte à l’intégrité territoriale du Royaume. Aujourd’hui alors que la communauté internationale, à travers les Nations Unies, est en train d’inscrire dans le marbre de la légalité internationale la souveraineté du Maroc sur son Sahara, la question du Polisario comme instrument de guerre algérienne arrive à expiration. Les séparatistes du Polisario se trouvent devant deux choix.
Le premier est d’épouser la vision marocaine en acceptant le Plan d’autonomi, ce qui permettrait de vider les camps de Tindouf de leurs prisonniers et de leur permettre de rejoindre le Sahara marocain.

Le second est de continuer à défier la volonté internationale de clore ce conflit en tentant de bloquer toute sorte de solutions. Entre les deux options, l’avenir du Polisario est en train de se jouer. Soit il opère sa mue et se dissout dans les arcanes du Plan d’autonomie marocain. Soit il court le risque d’être catalogué comme une organisation terroriste par Washington avec une possible réplique des pays européens, arabes et africains.

D’ailleurs ce processus de mettre le Polisario sur la liste américaine des organisations terroristes est en train de gagner du terrain et de prendre une ampleur inédite dans le microcosme politique à Washington. De plus en plus de députés américains rejoignent cette proposition américaine. Et cette dynamique est telle qu’elle provoque une grande angoisse au sein du régime algérien. Et pour cause si demain l’administration américaine accole le label terroriste au Polisario, instrument d’influence d’Alger, le régime algérien deviendra par la force des choses pays parrain du terrorisme. Cette accusation ne vient pas du néant. Elle est déjà installée dans les esprits de la communauté internationale quand les alliés d’Alger examinent de près la nature de ses liens avec les organisations terroristes qui s’activent dans la région du Sahel. D’ailleurs l’implication du régime algérien avec le terrorisme était déjà présente dans les esprits quand les attentats terroristes d’inspiration islamiste avaient frappé la France dans les années 90. Ironie de l’histoire, à cause d’une autre affaire d’une tout autre nature, le régime algérien est officiellement perçu aujourd’hui par la justice française comme un pays qui a recours au terrorisme pour régler ses différends intérieurs comme le montre la célèbre affaire Amir DZ.

Le Polisario aujourd’hui est à la croisée des chemins. Soit il épouse la dynamique internationale qui veut l’intégrer dans un plan plus vaste de l’autonomie marocaine, soit il va vers le défi et la confrontation et se trouve en rupture frontale avec la communauté internationale. Les plus optimistes soutiennent qu’il va choisir la première option car celle-ci protège son parrain algérien des foudres de l’administration américaine. Et ce choix ne fait que que confirmer, à ceux très rares qui en doutent encore, cette obsession séparatiste avait un seul objectif, celui de paralyser et de miner les efforts de toute une région de sortir du marasme politique et économique qui bloque ses populations et de maintenir le statu quo d’un régime militaire algérien basé sur la dictature et la prédation économique.

Auteur: Mustapha Tossa
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