« Travailler avec l’ensemble des médias à même de consacrer les principes de la déontologie, de la transparence et de la confiance. »

Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, M. Hassane Rabehi, a éclairé, hier, l’opinion publique sur de nombreuses questions intéressant l’actualité nationale.

Le ministre qui s’exprimait à l’issue de la deuxième réunion du gouvernement dirigée par M. Noureddine Bedoui, a qualifié de «rumeurs» les informations circulant, ici et là, et faisant état de l’interdiction des manifestations durant les jours de semaines hormis les vendredis. Pour ce qui est de la question de traitement  de la situation actuelle — marquée notamment par des marches des citoyens —,  le ministre affirme que l’encadrement des manifestations atteste du «professionnalisme» des forces de sécurité quant à la gestion de ces rassemblements sur le plan sécuritaire. S’agissant du recours, pour la première fois, aux canons à eaux, il y a lieu de noter que cela n’a été fait que dans l’objectif d’assurer le maintien de l’ordre public. Clair, net et précis, il poursuit : «Tant que les manifestations restent pacifiques, le traitement de celle-ci sera systématiquement pacifique».
S’adressant à la presse conviée à assister à cette rencontre, le ministre relève toute l’importance de faire preuve de respect des règles de professionnalisme et de déontologie. Il mettra d’ailleurs à profit cette occasion pour démentir le fait qu’il y a un lien de parenté entre lui et le président du Conseil constitutionnel, M. Tayeb Belaïz, contrairement à ce qui a été rapporté via un site d’information électronique. M. Rabehi regrettera aussi le fait que certains titres de presse n’ont pas rapporté une information d’une grande importance, à savoir, celle relative à la transparence et l’équité dans l’octroi de la publicité publique.

« Nous n’avons d’autres choix que de nous référer à la Constitution »

Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement qui était visiblement très à l’aise dans le jeu «questions-réponses», et tout en répondant à une question inhérente aux aspirations des citoyens, a dit comprendre ce que veut le peuple, avec en premier lieu, «une véritable démocratie» tout en préservant «la sécurité du pays». Cela dit, fait-il remarquer, il ne nous est permis aujourd’hui que de nous référer scrupuleusement à ce que prévoit la Constitution. En fait, nous n’avons d’autres choix que de nous référer à la Constitution, insiste-t-il, «faute de quoi nous nous trouverons en opposition avec les valeurs démocratiques». Le porte parole du gouvernement se félicitera dans ce cadre de la voie constitutionnelle choisie par l’Algérie pour dépasser cette crise et aussi de l’accession, mardi dernier, de M. Abdelkader  Bensalah en qualité de chef de l’Etat. Il rappelle, dans ce contexte, qu’il s’agit-là, d’une période de 90 jours devant être couronnée par des élections présidentielles libres et transparentes.

Tout savoir sur les préparatifs pour le mois béni  de Ramadhan

Plusieurs questions ont été évoquées, à l’issue de cette réunion gouvernementale. Les préparatifs relatifs au mois sacré de Ramadhan — attendu dans moins d’un mois — ont été longuement abordés. L’on annonce dans ce cadre l’installation de commissions au niveau des différents ministères concernés. Le ministre de l’Intérieur, à titre d’exemple, vient de mettre sur pied un groupe de travail consacré aux activités de solidarité. Notons également que parmi les mesures décidées, figurent notamment l’allégement des documents pour la constitution des dossiers émanant des demandeurs d’aides financières. Il a été mis l’accent d’autre part sur l’importance de distinguer — à travers ces commissions — les vrais des faux nécessiteux pour que l’aide puisse aller à qui de droit. Aussi et  tout en mettant en avant la décision de création «d’un fichier national» des personnes  nécessiteuses, le ministre a indiqué que l’implication des bénévoles sera encadrée. 
Bref, côté matériel, tout est fin prêt pour entamer l’action de solidarité durant le mois sacré de ramadhan. Même les listes des bénéficiaires sont actualisées. Rappelons que cette année, il n’y aura plus de couffin de ramadhan. Les familles concernées bénéficieront d’une somme d’argent et auront toute la latitude de la dépenser selon leurs besoins. Le remplacement du couffin de ramadhan par de l’argent  permettra à la fois de préserver la dignité des bénéficiaires et de maîtriser au mieux cette opération.
Les produits alimentaires ne manqueront pas en cette période, assure le ministre qui fait part de mesures à même d’assurer un approvisionnement régulier des marchés. Très demandées en période de jeûne, les  viandes seront disponibles en quantités importantes  et couvriront les besoins nationaux. Ce qu’il faut savoir ici c’est qu’en ce qui concerne l’importation des viandes, il a été décidé de la levée définitive des quotas. Autre remarque à retenir, c’est que «le   contrôle sera plus rigoureux pour assurer le respect des prix réglementés des produits d’épicerie, notamment l’huile, le sucre, le lait et la  semoule».
Le contrôle concernera, aussi, cela s’entend, la qualité des produits proposés à la vente et le respect des dates de péremption. M. Rabehi mettra en avant le fait qu’il est attendu l’ouverture de nombre de marchés de proximité, aussi bien dans les quartiers et mêmes les régions éloignées. Comme chaque année, il y aura au niveau de ces commerces,  des prix défiant toute concurrence, étant donné que la marchandise proposée à la vente sera présentée aux clients, par les producteurs eux-mêmes, sans intermédiaires aucuns.
Tous les secteurs sont mobilisés dans ces préparatifs, notamment le ministère de l’Agriculture qui assure que tous les indicateurs sont au vert et que selon les premières prévisions de cette année, «la campagne sera encore plus prometteuse que l’année dernière», avec de bons résultats attendus pour le blé, une denrée marquée par une production record, lors de la saison écoulée. Les stocks des légumes secs sont qualifiés de «rassurants». Idem, pour les viandes rouges, sachant que notre pays est classé parmi les grands producteurs de viande ovine.
Autre secteur mobilisé, en prévision de Ramadhan, celui de l’énergie avec une production supplémentaire en électricité, et ce, «pour parer à toute éventualité». Les trois réseaux dédiés à cet effet (réseau nord / réseau In Salah-Adrar-Timimoun / réseau grand Sud) sont «à même de répondre à la demande», a déclaré le porte-parole du gouvernement. Même chose, pour le gaz naturel, disponible en quantité suffisante. Le nombre de bonbonnes de gaz sera revu à la hausse pour couvrir tous les besoins des citoyens dont les habitations ne sont pas encore raccordées au réseau.
Pour ce qui est des ressources en eau, la pluviosité a été généreuse cette année. Selon les données du ministre, le taux de remplissage des barrages est actuellement autour des 76%. Outre l’optimisation de l’alimentation en eau potable, le ministre a annoncé le parachèvement du programme complémentaire couvrant 31 wilayas. «Tout est réuni pour l’amélioration du service public qui concerne les ressources en eau», a-t-il dit.
Pour ce qui est du ministère des Affaires religieuses et comme chaque année, celui-ci a préparé un programme riche et varié avec, également, «le prix international du saint Coran». La participation à cette manifestation à caractère religieux — qui est à sa 16e édition — est désormais élargie à des  jeunes issus de plusieurs pays arabes et musulmans. Les préparatifs au ministère de la Culture battent leur plein aussi. L’entame des manifestations culturelles de Ramadhan débuteront le deuxième jour du mois sacré et seront clôturés avec la célébration de Leilet El Qadr.
Le ministère de la Communication a fait part, en cette occasion, de sa disponibilité pleine et entière pour assurer les ressources humaines nécessaires et qualifiées pour la couverture de ces événements.
Soraya Guemmouri
 

Auteur: elmoudjahid
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