Moment solennel pour tout Président élu, l’instant de son investiture et de sa prestation de serment devant une assistance représentant les hautes autorités du pays et plusieurs  dirigeants des États conviés à cette occasion.

C’est aujourd’hui qu’aura lieu la cérémonie d’investiture  du nouveau président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Elle marquera le début d’un nouveau mandat porteur d’espoir pour toutes les catégories de la société. Les attentes sont nombreuses, tout comme le sont les défis à relever au double plan national et international. L’urgence étant de rétablir la relation de confiance entre les citoyens et les institutions à différents niveaux, bannir les pratiques d’exclusion et de mépris, libérer les initiatives et valoriser les compétences pour susciter le déclic au sein d’une Algérie résolument déterminée à s’inscrire sur la voie de la modernité et à consolider sa place dans le fora des nations. Les 54 engagements du nouveau Président sont prometteurs dans l’optique de l’instauration d’une nouvelle République en rupture avec les pratiques néfastes du passé, et pour la promotion d’une démocratie majeure, de la relance économique diversifiée et compétitive, et l’émergence d’une société civile apte à assurer ses responsabilités dans cette dynamique de renouvellement de la base au sommet.  Le pays  dispose d’un riche potentiel à même de traduire toutes ses aspirations en réalité. L’objectif est réalisable, si l’on tient compte du profil d’homme d’État du nouveau Président, dont la carrière au sein des institutions de l’État remonte à 1968. Abdelmadjid Tebboune jouit, en effet, d’un capital expérience devant lui permettre, d’une part, de prioriser les actions, et de cristalliser, d’autre part, l’aspiration au changement exprimée par les citoyens quant à la mise en place d’un système de gouvernance privilégiant le principe de démocratie participative dans la prise de décision.  C’est ce qu’entend promouvoir d’ailleurs le nouveau Président, en recourant, dans les meilleurs délais, à l’ouverture plusieurs ateliers associant experts et compétences de la société civile   pour définir les contours de l’Algérie nouvelle. Des ateliers qui auront à s’atteler sur l’élaboration des nouvelles moutures de  loi, y compris la Loi fondamentale et celle relative au régime électoral, sur les mécanismes idoines visant une meilleure réhabilitation de la jeunesse, représentant, faut-il le rappeler, plus de 70% de la population, où encore pour traiter des voies et moyens tendant à relever le niveau de vie des Algériens, à travers la consolidation des acquis  sociaux. Ce sont-là autant de thèmes qui sont  inscrits noir sur blanc dans le programme de Président Abdelmadjid Tebboune. Cela sans oublier l’ouverture d’un dialogue sérieux et inclusif   avec les représentants du mouvement citoyen, en vue d’un dénouement rapide de la crise que vit le pays depuis des mois. Au volet économique, les engagements s’articulent en termes de valorisation de la production nationale manufacturière agricole, industrielle et de service, par l’incitation fiscale et la limitation des importations. Dans cette optique, il a aussi mis l’accent sur la nécessité de réexaminer la relation entre l’université, l’entreprise et le marché de l’emploi, pour que celle-ci puisse impacter positivement l’économie nationale. En ce sens, M. Tebboune est convaincu que la relance de l’économie passe nécessairement par le développement d’un réseau de start-up au profit desquelles une banque spécialisée sera créée. Il est tout aussi impératif, dans ce cadre, de parvenir à une réelle maîtrise des statistiques en matière des besoins de consommation afin de mieux maîtriser les importations, où la pratique de surfacturation constitue une véritable saignée.
     Karim Aoudia
 

Auteur: elmoudjahid
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