
«Ce ne sont ni les réseaux sociaux, ni tel ou tel organe de presse qui peuvent changer les résultats d’une élection (…)» Le Président Paul Biya, auteur de cette phrase, a évidemment raison. Mais l’observation présidentielle pourrait être suspectée d’impertinence, car nul organe de presse ne s’est jamais donné pour mission de modifier les résultats d’une élection. Comment y parviendrait-il d’ailleurs même si tel avait été son but?
A EcoMatin, nous pensons que notre mission, en compétition électorale, est d’assurer le service public de l’information, c’est à dire aider, par l’information, le citoyen, électeur ou non, à répondre aux questions qu’il se pose légitimement : les règles de la compétition sont-elles consensuelles ? Equitables ? Le processus électoral est-il transparent ? Sincère ? Que proposent les candidats ? Ces propositions sont-elles à la hauteur des enjeux de l’ensemble du corps social ? Le déroulement du scrutin a-t-il été conforme aux règles de la compétition ? Etc. Surtout, en tant qu’organe spécialisé dans l’information économique et financière, d’aider les créateurs de richesse à anticiper sur les enjeux et les contraintes que charrient une compétition électorale.
C’est à cet exercice que s’oblige «EcoMatin» depuis la convocation, le 10 novembre 2019, du corps électoral par le chef de l’Etat, en vue du double scrutin législatif et municipal du 9 février prochain. Sur son support tabloïd que vous tenez en main et sur son site Web, www.ecomatin.net la rédaction de votre journal rend compte, sans discontinuer de tous les faits et chiffres significatifs de ce double scrutin qui donnera au pays, ses premiers élus de l’Etat effectivement décentralisé. Merci de la confiance que vous nous renouvelez chaque jour !
*Éditorial paru dans l’édition EcoMatin 306 du mercredi 29 janvier 2020 actuellement en kiosque.
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Auteur: Nasser Ngoume
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