Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a affirmé, hier à Alger, que l’Algérie avait réagi avec rigueur à la pandémie  de la Covid-19, dès le début, et avait dépassé la conjoncture difficile, grâce à la conjugaison des efforts nationaux  et à l’esprit d’innovation de sa jeunesse jusqu’à parvenir à l’autosuffisance.

Dans une allocution au sommet extraordinaire Chine-Afrique sur la solidarité contre la Covid-19, tenu par visioconférence, le Président Tebboune a déclaré que «l’Algérie a réagi avec rigueur à cette pandémie, dès le début».
«Outre une série de décisions prises pour renforcer les mesures préventives, et comme +la crise galvanise les volontés+, mon pays a dépassé la conjoncture difficile, grâce à la conjugaison des efforts nationaux et à l’esprit d’innovation de notre jeunesse», a-t-il fait savoir, précisant que «c’est ainsi que nous sommes parvenus aujourd’hui à l’autosuffisance en moyens de prévention, de production de médicaments et de tests de dépistage». Rappelant que «l’Algérie a été parmi les premiers pays à avoir exprimé son entière solidarité avec la Chine» face à la conjoncture difficile qu’elle avait eu à traverser, le président de la République a souligné, en outre, son appel à la communauté internationale, pour «une évaluation de la situation engendrée par la pandémie de manière objective loin de toute politisation».
S’agissant des efforts de l’Algérie dans la lutte contre le Coronavirus, le Président Tebboune a évoqué la contribution financière au Fonds de riposte à la Covid-19, mis en place par les pays africains, et la désignation de l’ancien ministre, Abderrahmane Benkhalfa, en qualité d’Envoyé spécial de l’Union africaine (UA), dans le cadre des efforts déployés par cette organisation dans la lutte contre l’épidémie. «Mon pays, en coordination avec les pays voisins et l’aide de pays amis, a élaboré un plan d’action visant à atténuer l’impact de cette pandémie», a-t-il encore précisé. Et d’ajouter, à ce propos : «Il nous incombe de raffermir la coordination pour consolider la coopération dans le cadre de l’Agenda 2063 pour l’Afrique, l’Agenda du développement durable 2030 de l’ONU et les stratégies de développement national de la Chine et des pays africains pour la mise en œuvre des projets d’intérêt commun.» 
À cette occasion, le président de la République a soutenu que «l’Algérie plaide fortement pour que les vaccins parviennent aux pays en développement, particulièrement africains, équitablement, efficacement et en temps opportun», saluant «l’engagement du Président chinois, Xi Jinping, de déclarer propriété publique mondiale, tout vaccin à développer en Chine contre le coronavirus (Covid-19)». Dans ce contexte, le Président Tebboune a saisi cette occasion, pour lancer un appel aux institutions financières internationales à «desserrer l’étau sur les pays en développement, notamment africains, à travers un ensemble d’initiatives englobant l’allégement du fardeau de leur dette et leur accompagnement dans les politiques nationales post-Covid19». Plaidant également pour l’affectation de financements à même de permettre à ces pays de réhabiliter les canaux d’approvisionnement et de commercialisation, et à relancer leur économie après la récession de ces derniers mois, M. Tebboune a rappelé que «les pays africains manquent de financement qui est un besoin nécessaire pour aller de l’avant vers la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) et des objectifs de l’Agenda 2063 pour l’Afrique».

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Appel à une coopération internationale intensifiée

Dans une déclaration conjointe sanctionnant les travaux du sommet, les participants ont mis l’accent sur «l’importance de la collaboration mondiale» et appelé à «une coopération internationale intensifiée pour contenir et atténuer la pandémie». Les dirigeants africains et chinois ont exprimé leur «profonde préoccupation devant les défis sans précédent que pose la menace de propagation de Covid-19 aux populations du monde entier, en particulier son impact majeur sur la vie et la santé des Africains». Les dirigeants ont reconnu «l’importance des questions de santé publique pour la paix et la sécurité mondiales, en particulier le fait que l’Afrique est extrêmement vulnérable aux ravages de ce virus et a besoin de solidarité et de soutien». Ils ont appuyé l’appel du SG de l’ONU à une réponse unie à la COVID-19, et à faire cesser les armes. La partie chinoise a exprimé son opposition à «l’ingérence dans les affaires intérieures de l’Afrique par des forces extérieures» et la partie africaine a soutenu la position de la Chine concernant Taiwan et Hong Kong. Les participants ont exprimé leur soutien actif au rôle de l’OMS dans la direction et la coordination de la réponse mondiale à Covid-19, tout en appelant la communauté internationale à «accroître son soutien politique et financier».
Ils ont dit non à la «politisation et à la stigmatisation du virus, «et appelé la communauté internationale à prévenir conjointement la discrimination et la stigmatisation, à rejeter la désinformation et à renforcer la coopération dans la recherche et le développement de diagnostics, de thérapies, de médicaments et de vaccins».
Ils ont «consensuellement dit être d’accord pour le lancement, le plus tôt possible et en consultation avec les États membres de l’OMS, d’un processus par étapes d’évaluation impartiale, indépendante et complète, (…) pour examiner l’expérience acquise et les enseignements tirés de l’évaluation internationale coordonnée par l’OMS». Les dirigeants africains et chinois se sont engagés à «soutenir le multilatéralisme, à s’opposer à l’unilatéralisme, à sauvegarder le système international centré sur l’ONU et à défendre l’équité et la justice internationales».
Pour ce qui est de l’étape post-covid, les participants ont reconnu l’importance de la numérisation, d’où la nécessité de faire en sorte d’«accélérer le développement de l’économie numérique en Afrique et à élargir les échanges et la coopération sur la numérisation, les technologies de l’information et de la communication, en particulier la télémédecine et la télé-éducation».
Un consensus s’est dégagé autour de l’impératif de «tracer la voie de la coopération sino-africaine dans une ère post-Covid-19 et de travailler ensemble pour assurer le succès des événements du calendrier Forum sur la coopération sino-africaine FOCAC 2021». Outre des dirigeants des pays africains, ont pris part à cette réunion, des membres de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’UA, les présidents tournants des principales organisations sous-régionales africaines et le président de la Commission de l’UA. Le SG de l’ONU et le directeur général de l’OMS ont été conviés également en tant qu’invités spéciaux.

Auteur: elmoudjahid
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