Le président de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, le Pr. Kamel Sanhadji a affirmé, hier à Alger, que la création de l’Agence favoriserait la réforme du système de santé, par l’établissement d’une relation directe entre la sûreté nationale et la santé publique, ajoutant que l’Agence sera «totalement souveraine» dans ses décisions. Dans une déclaration à la presse à l’issue de la cérémonie de son installation à la tête de l’Agence, le Pr. Sanhadji a souligné que la création de cette Agence «intervient à une étape cruciale et devra constituer pour le système de santé national un outil important, voire inédit, eu égard aux réformes engagées par l’Algérie dans le domaine de la santé». L’Agence «vise à établir une relation directe entre la sécurité et la stabilité nationale et la santé publique, une question extrêmement importante», a-t-il ajouté. Le Pr. Kamel Sanhadji a affirmé que le Président Tebboune «a conféré à l’Agence des prérogatives importantes, en ce qu’elle sera totalement souveraine dans ses décisions», soulignant que «les décisions de l’Agence seront concrétisées sur le terrain, dans le cadre de la réforme du système de santé». Il a ajouté que l’Agence se voulait «un grand projet du fait qu’elle œuvrera à réformer l’ensemble du système sanitaire, une démarche liée à la sécurité nationale. Pour cela, nous aurons à améliorer son image et la qualité des soins à même de répondre à la demande».
Il a mis l’accent sur la nécessité de ne plus reproduire les erreurs du passé. «Nous ne devrons pas reproduire les mêmes erreurs (…). Nous utiliserons de nouvelles techniques basées sur l’intelligence artificielle avec des données importantes, étant le seul moyen pour parvenir au niveau atteint par les autres pays (…), l’important étant d’y arriver». La cérémonie d’installation s’est déroulée lors de la réunion du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du coronavirus, présidée par le Président Tebboune, en présence du Premier ministre, Abdelaziz Djerad, du directeur de Cabinet à la Présidence de la République, Noureddine Baghdad Daidj, du ministre-conseiller à la communication, porte-parole officiel de la Présidence de la République, Belaïd Mohand Oussaïd, du ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abderrahmane Benbouzid, du ministre délégué chargé de l’Industrie pharmaceutique,
Lotfi Benbahmad, du porte-parole du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du Coronavirus, Dr. Djamel Fourar, et de responsables de la Gendarmerie nationale et de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN). Le président de la République avait affirmé, vendredi dernier, lors de son entrevue avec des médias nationaux, que l’Agence de sécurité sanitaire constituera «le cerveau à même de garantir un haut niveau de soins, de médecine qualitative, de protection maternelle et infantile et une prévention plus large des différentes maladies», alors que le ministère constituera «les membres exécuteurs».
Auteur: elmoudjahid
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