Après avoir obtenu la Coupe du monde de football en 2022, le Qatar vise les Jeux olympiques de 2032. Le riche émirat du Golfe a confirmé hier son intérêt à se porter candidat, malgré des températures caniculaires l’été et le spectre d’un public peu nombreux.
Outre le Qatar, l’Inde, l’Etat australien du Queensland et Shanghai sont sur les rangs pour les JO-2032, et une éventuelle candidature commune de Séoul et Pyongyang est évoquée. Conformément aux changements proposés en 2014, les pays intéressés doivent soumettre une demande pour rejoindre le «dialogue continu» sur l’organisation des Jeux. Le Qatar a confirmé à l’AFP l’avoir fait dans une lettre adressée au Comité international olympique (CIO) basé à Lausanne, en Suisse. «L’annonce d’aujourd’hui marque le début d’un dialogue significatif avec la future commission d’organisation du CIO pour explorer plus avant notre intérêt et identifier comment les Jeux olympiques peuvent soutenir les objectifs de développement à long terme du Qatar», a déclaré à l’AFP le président du Comité olympique qatari, cheikh Joaan ben Hamad ben Khalifa Al-Thani.
Le Qatar n’était pas parvenu à se porter candidat à l’organisation des Jeux d’été de 2016 et 2020, car il avait proposé de les accueillir au mois d’octobre sans en avoir préalablement discuté avec le CIO. Les Jeux de 2020, reportés à 2021 en raison de la pandémie du nouveau coronavirus, ont été attribués au Japon, qui connaît également des températures estivales torrides, ce qui amène les responsables à programmer les épreuves tôt le matin, lorsque les températures sont plus fraîches.
Devenu depuis quelques années un acteur incontournable du monde du sport, «le Qatar a acquis la réputation d’être une destination de classe mondiale pour les grands événements sportifs. C’est cette réputation et cette expérience, ainsi que notre désir d’user du sport pour promouvoir la paix et les échanges culturels, qui constitueront la base de nos discussions avec la commission», a ajouté Cheikh Joaan, frère du souverain du Qatar, l’émir cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani. Pour le Mondial-2022, le problème de la chaleur devrait moins se poser puisque les dates des compétitions — traditionnellement en été — ont été décalées du 21 novembre au 18 décembre pour éviter la canicule. Dans ce petit pays qui jouxte le désert d’Arabie, les températures estivales peuvent atteindre 50 degrés Celsius.
La chaleur et l’humidité ont été des problèmes majeurs lors des Championnats du monde d’athlétisme, l’an passé à Doha, avec un public très clairsemé, donnant lieu à de nombreuses critiques. Des images de coureurs du marathon féminin s’effondrant et haletant ont fait alors le tour du monde.
Auteur:
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.