Le parti RCD a été destinataire d’une correspondance surprenante. Celle-ci provient de l’administration fiscale qui réclame, à la direction du RCD, le paiement, dans huit jours, de plus d’un milliard de centimes, représentant «des frais de location du siège national du parti», sis à El Biar, sur les hauteurs d’Alger. La correspondance a suscité l’étonnement des responsables du RCD. «Nous avons signé un contrat de loyer avec l’APC d’El Biar en 2001. Nous avons honoré tous les frais mensuels de la location. Le plus étonnant est que les services de la commune d’El Biar ne nous ont jamais contacté pour une éventuelle révision des termes de ce contrat», a expliqué Ouamar Saoudi, député et membre du secrétariat national du RCD. Selon lui, l’administration a décidé, unilatéralement, d’augmenter les frais de location du siège à 89 millions de centimes (890 000 DA) par mois. Une énorme différence par rapport au prix fixé dans le contrat qui était de 2000 DA par mois. «Nous allons faire un recours», a expliqué une source proche du RCD. Dans un communiqué rendu public, le RCD dénonce un acharnement, tout en publiant sur son site la correspondance du service fiscal de la commune d’El Biar qui «classe le siège du parti comme un local commercial». Les responsables de cette formation ont aussi publié les quittances de paiement du loyer. «La série de préjugés sur le Rassemblement pour la culture et la démocratie devient de plus en plus forte. En ce jour, le 27 février 2020, le parti informe qu’une correspondance des impôts de la wilaya d’Alger oblige le Rassemblement pour la culture démocratique de payer dans une semaine au maximum, plus d’un milliard de centimes», explique la formation de Mohcine Belabbas dans son communiqué. Et d’ajouter : «Dans la même lettre, notre siège principal a été classé comme un lieu d’utilisation commerciale. Le RCD estime que cette sommation n’a d’autre objectif que de lui faire payer son autonomie. «Il est clair que rien ne semble constituer un obstacle à l’autorité de facto, y compris la loi, pour payer notre indépendance. Nous sommes aux côtés du peuple pour faire tomber un régime qui est initialement condamné à la disparition de ses pratiques», lit-on dans ce communiqué.
Auteur: Réflexion
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