Dans un contexte particulier marqué par la situation sanitaire de propagation du Covid-19 en Algérie, un ensemble de propositions ont été élaborées par le partenaire social et les organisations patronales dans le but de l’accompagnement des entreprises qui ont subi l’impact de la crise, et de ce fait, assurer la préservation des postes d’emploi et les salaires pour le cas des entreprises à l’arrêt.
Abdelhalim Benyellès – Alger (Le Soir) – Ces mesures exceptionnelles d’accompagnement par les pouvoirs publics qui s’imposent dans une conjoncture économique historique se résument dans un moratoire échelonné sur 12 mois, qui comporte un ensemble de décisions visant la préservation des postes d’emploi et la survie des entreprises. C’est ce qui a été révélé par le secrétaire général de l’UGTA, Salim Labatcha,à la Radio nationale Chaîne 1, à l’occasion de la journée internationale des travailleurs du 1er Mai. Il s’agit, en fait, du décalage des échéances bancaires de 12 mois, de la réduction du taux d’intérêt à 0%, de l’octroi de crédits d’exploitation, de l’annulation de toutes les pénalités de retard, de décalage des redevances fiscales et parafiscales pour 2021 et d’annulation des taxes Casnos, Cacobatph, Cnas et IRG. Dans ce cadre, le SG de l’UGTA a fait savoir que la centrale syndicale a entrepris des discussions avec le gouvernement et les organisations patronales, dans le but d’évaluer les répercussions de la situation pandémique sur l’économie nationale et ses effets sur la situation sociale des travailleurs.
Selon lui, ces initiatives visent avant tout à gérer les effets de la crise par le maintien des postes d’emploi et des salaires des travailleurs. Ceci pour rassurer les travailleurs sur la volonté de l’État de venir au secours des entreprises les plus vulnérables, notamment celles à l’arrêt et qui nécessitent l’accompagnement des pouvoirs publics. On doit comprendre que Salim Lebatcha dévoile, là, le résultat des consultations avec le ministère du Travail et le ministère des Finances.
Le SG général de l’UGTA dit se projeter sur l’après-coronavirus, faisant savoir, d’abord , qu’aucun cas de licenciement de travailleurs n’a été enregistré dans la situation sanitaire actuelle.
Et de poursuivre que les ateliers de la tripartite, syndicat, organisations patronales et gouvernement s’inscrivent dans le cadre de la préservation des entreprises et la préparation de la reprise de l’activité économique en Algérie dans les meilleures conditions.
A. B.
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