Le site d’information satirique, El Manchar, a annoncé la suspension de son activité, sans pour autant révéler les raisons de cette décision. “El Manchar, c’est fini. Nous vous remercions pour votre fidélité, votre engagement et votre complicité. Après 5 ans d’existence, nous sommes contraints de suspendre notre journal. On espère vous retrouver bientôt dans une Algérie meilleure”, ont écrit les responsables sur Facebook. Une décision qui a été mal accueilli par de nombreux internautes et journalistes qui n’ont pas compris les raisons de cet arrêt surprise.  De son côté, le fondateur du site, Nazim Baya, s’est exprimé sur son compte personnel en écrivant qu’il “ne croyais pas créer une telle panique en annonçant la suspension d’El Manchar”, rassurant tous ceux qui se sont inquiété pour lui. Et d’ajouter : “comme disait Baudelaire, tout être humain a au moins deux droits : celui de se contredire et celui de s’en aller. J’use du second, en mon âme et conscience. Respectez ce choix. Merci”. La rédaction d’El Manchar s’est une nouvelle fois expliquer sur son arrêt en déclarant: « Nous tenons à informer nos abonnés des raisons de la suspension de notre journal. Nous n’avons pas été censurés ou bloqués par les autorités. Cette décision a été prise par l’équipe de rédaction. Le climat de répression des libertés, les incarcérations de citoyens à la suite de leurs activités sur les réseaux sociaux nous ont conduits à réfléchir sur les risques que nous encourons. Nous avons vécu des moments de peur et nous avons résisté pendant 5 ans en essayant de contribuer à notre manière, par la satire, aux difficultés que notre pays et nos citoyens traversaient. Nous ne pensions pas en arriver là. Nous nous retrouverons dans une Algérie meilleure. Une Algérie où cette peur n’existera pas et où chacun pourra déployer ses forces créatrices. À bientôt. » Créé en 2015, le site Manchar, voulait poursuivre l’aventure de la version papier qui avait été lancée en lendemain d’octobre 88 et qui a été contraint de s’arrêter faute de publicité et de soutien. Mais contrairement à la version papier, où figurait de nombreux bédéistes et dessinateurs, la version électronique d’El Manchar, était plutôt dans le jeu de mot, la dérision et parfois dans le montage photo. Nazim Baya s’est surtout inspiré du Gorafi, la version satirique française du Figaro. 

Auteur: Réflexion
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