Étant donné la chronicité du stress hydrique, notre pays s’est résolument jeté dans la mise en place des stations de dessalement. Ce système est de plus en plus, fonctionnel dans nombre de régions du royaume, afin de suppléer la pénurie alarmante, due essentiellement à la sécheresse itérative qui chambarde notre agriculture, mais également au sur-usage des eaux souterraines, surtout dans les cultures de l’export comme la pastèque et l’avocat. A ce propos, une dizaine d’ouvrages palliatifs a vu le jour dont celui de Chtouka Aït Baha, opérationnel en janvier 2022, comblant aussi bien le besoin d’irrigation que la nécessité d’eau potable. Cette double fonction, subtilement mise à contribution, avait anticipé à point nommé à l’atrocité de l’aridité chronique qui sévissait dans la région, rudement timorée aussi par la surexploitation agricole irréfléchie à destination d’exportation d’agrume et primeur. Il est bien vrai que la politique des barrages a très prématurément servi de bouclier contre la carence des ressources hydrauliques. Toutefois, il semble que d’une part, le coût excessif des réalisations et l’essoufflement de mobilisation d’eau, au rythme baissier, d’autre part s’avèrent une préoccupation constante à ce dilemme qui ne fait que s’amplifier davantage. Le Maroc en est conscient et met le cap sur l’option salutaire du dessalement qui, à l’horizon 2030, en aura doublé la mise, avec un volume hydrique estimé à plus de 1,3 milliards de m3 d’eau, pour divers usages, notamment l’eau potable pour plus de la moitié de la denrée, alors que l’agriculture et l’industrie se partagent presque équitablement le reste. Grâce à cette attitude d’anticipation qui positionne la nation à la tête de ses homologues en Afrique du nord, la sécurité hydrique paraît être sciemment prioritaire dans les politiques publiques nationales, nécessitant l’injection en permanence, des investissements colossaux. En fait, cette stratégie préventive est en passe de dissiper les anxiétés qui taraudent tant les ménages que les usagers agricole et industriel, d’autant plus que les immenses côtes atlantique et méditerranéenne permettent ce revirement vers ces choix de haute pertinence optionnelle.  A cet égard, il convient de souligner que le pays rallie progressivement le bloc nord-africain et moyen-oriental en tant que leadership mondial en la matière, en produisant presque la moitié de l’eau dessalée. Avec un fonds de plus de 2,37 millards de dollars, le hissant en 6ème position, derrière les pays pétroliers richissimes du golf, le Maroc aborde cette aventure judicieuse pour sécuriser le stock alimentaire et approvisionner la capacité hydrique à l’adresse des populations les plus nécessiteuses. Après la politique des barrages qui avait, au lendemain de la libération du joug colonial, impulsé l’économie agricole, sous le règne de Feu le Roi Hassan II, celle de l’eau de mer purifiée, à technologie de pointe, assure cette continuité vitale, sous la conduite éclairée de son Successeur, dans le sillage de la souveraineté énergétique et alimentaire de la Nation.

L’article Le système du dessalement d’eau de mer est apparu en premier sur ALBAYANE.

Auteur: M’hammed rahal
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.