Le programme lancé en 2018 pour la conversion de 500 000 véhicules au gaz de  pétrole  liquéfié  (GPL carburant)  à  l’horizon 2021, a  enregistré  un  taux d’avancement de seulement 15%.

C’est ce qu’a révélé, jeudi dernier, l’Union nationale des installateurs de kits GPL, affirmant que les 650 installateurs répartis à travers le territoire national pourraient, à eux seuls, convertir jusqu’à 500 000 véhicules/an si on encourageait cette démarche visant à garantir la transition énergétique du pays vers des sources d’énergie propre.

Lancé par l’Agence nationale pour la promotion, la rationalisation et l’utilisation de l’énergie (Aprue), ce programme devait se réaliser suivant un planning très strict, à savoir 100 000 unités en 2018, 120 000 autres  en 2019, 130 000 en 2020 et, enfin, 150 000 en 2021.

Cette  démarche, qui  s’inscrit  dans  le  cadre  global  des  perspectives  aux horizons 2030, n’a pas atteint les résultats escomptés au vu du prix pratiqué, mais aussi du nombre très réduit d’installateurs (100 seulement) chez lesquels les  automobilistes  pouvaient  bénéficier  d’une  remise  de 50%  sur  le  kit, ajouté aux longs délais d’attente.

Et  si  cette  organisation  a mis  l’accent  sur  la  nécessité  de  soutenir  et d’accompagner ce projet qui permettra à l’État d’économiser d’importantes sommes engagées pour le financement de la subvention de l’essence, il n’en demeure pas moins que la contribution de tous les secteurs concernés pour l’aboutissement de ce projet était souhaitable.

En ce sens, l’Union précise avoir soulevé des propositions pratiques au ministère de tutelle concernant le projet de conversion de 200 000 véhicules en 2021, appelant à l’organisation de rencontres avec tous les acteurs concernés en vue d’aplanir toutes les difficultés. 

En  outre,  l’Union  soulève  la  nécessaire  prise  de  conscience  des automobilistes, notamment les professionnels (transporteurs et taxis), quant aux bienfaits de cette énergie sur la nature et sur leurs dépenses en économisant sur leurs budgets entre 200 000 et 280 000 DA/an.

Du coup, cette  organisation  vient  emboîter  le  pas  au  président-directeur général de la Société nationale de commercialisation de produits pétroliers (Naftal), Kamel Benfriha, qui, a déclaré, samedi dernier, que ses services s’attellent à déployer tous les moyens pour atteindre, d’ici à 2025, un taux de 70% des stations-service qui offriraient le GPL, affirmant que trois quarts des stations proposent déjà ce carburant propre. Cette augmentation a permis la hausse de la consommation de ce carburant pour passer de 300 000 à 1 million de tonnes/an.

Pour rappel, le programme  global  lancé en 2018 par l’Aprue a mobilisé une enveloppe financière de  37,34 milliards  de  dinars, dont 133,51  millions de dollars  pour  l’importation  et  la  production  de  kits GPL et  la  logistique nécessaire. Aujourd’hui, ce carburant ne représente que 15% de la production globale de GPL qui est de l’ordre de 8 millions de tonnes/an. 

L’augmentation enregistrée  est  notamment due  à  la  flambée  des  prix de l’essence à la pompe. Ainsi, le  programme  de l’Aprue devrait connaître un coup d’accélérateur, en coordination avec la société Naftal en déployant 270 000 réservoirs et l’ouverture de 720 nouveaux points de vente de GPL, et ce, pour atteindre 1 470 points de vente en 2021.

Aussi,  le  programme  avait  prévu   l’importation  de  50  citernes  GPL,  la production de 90 000 kits GPL et l’importation de 410 000 kits de conversion. Cela va sans dire, les délais d’attente constituent un vrai casse-tête chinois et les pouvoirs publics peinent à inciter les automobilistes à utiliser ce carburant.
 

FARID BELGACEM

Le programme lancé en 2018 pour la conversion de 500 000 véhicules au gaz de  pétrole  liquéfié  (GPL carburant)  à  l’horizon 2021, a  enregistré  un  taux d’avancement de seulement 15%.

C’est ce qu’a révélé, jeudi dernier, l’Union nationale des installateurs de kits GPL, affirmant que les 650 installateurs répartis à travers le territoire national pourraient, à eux seuls, convertir jusqu’à 500 000 véhicules/an si on encourageait cette démarche visant à garantir la transition énergétique du pays vers des sources d’énergie propre.

Lancé par l’Agence nationale pour la promotion, la rationalisation et l’utilisation de l’énergie (Aprue), ce programme devait se réaliser suivant un planning très strict, à savoir 100 000 unités en 2018, 120 000 autres  en 2019, 130 000 en 2020 et, enfin, 150 000 en 2021.

Cette  démarche, qui  s’inscrit  dans  le  cadre  global  des  perspectives  aux horizons 2030, n’a pas atteint les résultats escomptés au vu du prix pratiqué, mais aussi du nombre très réduit d’installateurs (100 seulement) chez lesquels les  automobilistes  pouvaient  bénéficier  d’une  remise  de 50%  sur  le  kit, ajouté aux longs délais d’attente.

Et  si  cette  organisation  a mis  l’accent  sur  la  nécessité  de  soutenir  et d’accompagner ce projet qui permettra à l’État d’économiser d’importantes sommes engagées pour le financement de la subvention de l’essence, il n’en demeure pas moins que la contribution de tous les secteurs concernés pour l’aboutissement de ce projet était souhaitable.

En ce sens, l’Union précise avoir soulevé des propositions pratiques au ministère de tutelle concernant le projet de conversion de 200 000 véhicules en 2021, appelant à l’organisation de rencontres avec tous les acteurs concernés en vue d’aplanir toutes les difficultés. 

En  outre,  l’Union  soulève  la  nécessaire  prise  de  conscience  des automobilistes, notamment les professionnels (transporteurs et taxis), quant aux bienfaits de cette énergie sur la nature et sur leurs dépenses en économisant sur leurs budgets entre 200 000 et 280 000 DA/an.

Du coup, cette  organisation  vient  emboîter  le  pas  au  président-directeur général de la Société nationale de commercialisation de produits pétroliers (Naftal), Kamel Benfriha, qui, a déclaré, samedi dernier, que ses services s’attellent à déployer tous les moyens pour atteindre, d’ici à 2025, un taux de 70% des stations-service qui offriraient le GPL, affirmant que trois quarts des stations proposent déjà ce carburant propre. Cette augmentation a permis la hausse de la consommation de ce carburant pour passer de 300 000 à 1 million de tonnes/an.

Pour rappel, le programme  global  lancé en 2018 par l’Aprue a mobilisé une enveloppe financière de  37,34 milliards  de  dinars, dont 133,51  millions de dollars  pour  l’importation  et  la  production  de  kits GPL et  la  logistique nécessaire. Aujourd’hui, ce carburant ne représente que 15% de la production globale de GPL qui est de l’ordre de 8 millions de tonnes/an. 

L’augmentation enregistrée  est  notamment due  à  la  flambée  des  prix de l’essence à la pompe. Ainsi, le  programme  de l’Aprue devrait connaître un coup d’accélérateur, en coordination avec la société Naftal en déployant 270 000 réservoirs et l’ouverture de 720 nouveaux points de vente de GPL, et ce, pour atteindre 1 470 points de vente en 2021.

Aussi,  le  programme  avait  prévu   l’importation  de  50  citernes  GPL,  la production de 90 000 kits GPL et l’importation de 410 000 kits de conversion. Cela va sans dire, les délais d’attente constituent un vrai casse-tête chinois et les pouvoirs publics peinent à inciter les automobilistes à utiliser ce carburant.
 

FARID BELGACEM

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