Pour rappel, au lendemain des dernières  élections communales, l’APC de Fornaka a connu une rare effervescence qui a longuement défrayé la chronique. La désignation et la mise en place du bureau exécutif avait traîné en longueur. Beaucoup de citoyens avaient vu alors en cet accouchement difficile  un bon signe et un jour nouveau, croyant  naïvement que la cause était liée au lourd processus de mise en adéquation des compétences disponibles avec la sensibilité de la mission et les exigences des  postes de responsabilité. Quelques temps plus tard, ces mêmes citoyens  ont découvert à leurs dépens  les véritables raisons qui retardaient la naissance du bureau exécutif de leur commune. Ils disent ouvertement aujourd’hui que c’était à cause de « considérations bassement matérielles». Ce qui est, en revanche, nettement  sûr c’est que l’APC actuelle n’a pas dérogé à la règle qui a toujours prévalu dans cette commune : la gestion de la commune à huis-clos, loin de tout regard des citoyens. L’on n’a ainsi jamais jugé utile d’afficher l’ordre du jour et les délibérations des réunions de l’Assemblée. Pour donner  une idée sur le climat d’opacité qui y règne, le  journal « Réflexion » a longuement  tenté d’avoir un regard sur les délibérations de cette commune. En vain. Il en est de même en ce qui concerne le  bilan d’activité annuel qui ne semble point avoir été établi. Sollicités à ce propos, les élus se sont « poliment » dérobés. En matière de plan de développement et pour l’illustration, alors que le mandat actuel frôle les deux ans, les citoyens constatent stupéfaits  qu’un projet aussi dérisoire  que celui de l’aménagement du jardin public de la commune n’arrive pas encore à voir le jour. Maintenant pour  revenir au problème récurrent des odeurs de la zone d’activité,  à l’APC, les élus donnent l’impression d’être désarmés face à ce problème. Ils disent s’en remettre à l’administration. Quand à l’emploi, les protestataires réclament  de se faire  recruter au sein  de la zone industrielle où plus d’une vingtaine d’unités industrielles tournent à plein régime. D’autres problèmes  ont été également soulevés  dont l’alimentation en eau potable des zones rurales, qui reste si insuffisante surtout en été, l’assainissement en milieu rural.

Auteur: Aicha Mokhtar
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