Une femme qui habite seule n’est pas une pute ! Par contre des hommes en bandes qui attaquent une femme seule…
… faut voir !
Qu’on en soit encore, en 2021, à parler d’un «feu vert du Conseil des ministres pour l’achèvement de l’autoroute de Béjaïa»… m’achève et m’interpelle sur le sens des feux tricolores. Un feu vert ? Ne faudrait-il pas plutôt évoquer un feu rouge ? Ou un warning d’un genre nouveau, du style qui alternerait le feu rouge et une alarme stridente ? Ce n’est pas normal ! On pagaie dans la gadoue avec de la boue ancienne, de plus en plus dure, difficile à malaxer. Certains n’y verront peut-être aucun lien, moi si ! De la même manière qu’il n’est franchement pas normal d’évoquer un feu vert pour un tronçon d’une autoroute lancée au débarquement du Clan d’Oujda-Les-Deux-Mosquées, il est encore plus inconcevable de maintenir cette tournante à la tête de la Télévision publique, avec du personnel ancien. Très ancien. Qui remonte pour certains noms au tube cathodique et à l’ère des speakerines ! Pour faire court, et parce que des exemples du genre, je pourrais en remplir les 24 pages du Soir, quels sont ces signaux fichtrement bizarres que l’on envoie ces dernières heures, tout en voulant ramasser la mise de la crédibilité ? Comment une population jeune, sortie en nombre dans les rues du pays manifester sa volonté farouche de changement, peut encore y croire aujourd’hui lorsqu’elle entend égrener ces noms et ces projets des Temps Maudits ? Avec en sus, l’affichage de figures encore plus marquées sur des panneaux électoraux ! Quel changement M’sieur, avec Bengrina, Makri ou des femmes sans visages ? Les jeunes qui ont pris le risque d’investir la rue, d’exposer leurs poitrines face aux forces de l’ordre avaient un visage. De beaux visages ! Et désolé, mais on n’a pas le droit de tous les cataloguer «NED» ou «Bras Manifestants de Rachad». Le raccourci est tout autant facile que dangereux. En clair, comment ce Palais n’a-t-il toujours pas saisi le message, celui de passer de «Dégage !» à «Des Gages !» C’est cela que l’opinion, dans son immensité sincère, attend. Des gages que la marchandise vantée est bien celle vendue. Et pas une «Selaâ» frelatée faite d’un mélange écœurant de pastilles anciennes et mitées que l’on change de place, Bark, sur le tableau de marche. Si le Palais n’entend pas ou ne veut pas entendre, je vais amplifier à ma modeste mesure les «grognements» qui gagnent en houle la rue et les places publiques : tout ça pour ça ? Pourquoi avoir abattu le clan Boutef’ pour replanter en greffe douteuse ses arbrisseaux ? Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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