L’enfer iranien raconté par le pilote américain sauvé en avril : On sait pourquoi Trump ne gagnera jamais sa guerreL’enfer iranien raconté par le pilote américain sauvé en avril : On sait pourquoi Trump ne gagnera jamais sa guerre

Le président Donald Trump et sa guerre cauchemardesque, une folle aventure qui pourrait le faire exploser en plein vol lors des élections de mi-mandat (midterms). C’est le récit de ce pilote américain sorti in extremis des griffes de l’Iran, après que son appareil a été abattu, qui nous renseigne le mieux sur les tourments des USA. En avril 2026 la presse américaine a fait des révélations sur la hantise du républicain : des pertes humaines par milliers si l’armée américaine met les pieds sur le sol iranien. Une des raisons pour lesquelles Washington avait discrètement sollicité le Pakistan pour l’aider à négocier sa sortie sans perdre la face. Des mois après rien la délivrance se fait toujours attendre, même si Trump l’a promise pour novembre 2026, après les législatives, ce dont doutent ses propres conseillers.

L’émission américaine 60 Minutes, qui passe sur CBS, a proposé hier dimanche 13 septembre le récit épique de l’aviateur de l’US Air Force qui était à bord du F-15E Strike Eagle qui s’était crashé en avril dernier en Iran. L’homme avait dû passer une cinquantaine d’heures planqué dans les montagnes iraniennes, avant d’être tiré d’affaire par l’US Army à grand renfort de troupes et appareils, non sans y perdre beaucoup de plumes. Des extraits de cette intervention, déclassifiés par le département de la Défense américain, ont été diffusés.

«Dude 44», copilote et officier des systèmes d’armes qui équipaient le chasseur, était parti cette nuit là pour une mission «comme les autres, jusqu’au moment où nous avons été touchés par une arme iranienne» relate-t-il. Un missile sol-air portable, qui coûte quelque 100 000 dollars, a touché l’appareil américain, quelque 30 millions de dollars l’unité. C’était comme «se faire percuter par un train de marchandises», raconte le copilote.

Les deux aviateurs ont été contraints d’activer leurs sièges éjectables. Le pilote s’en est sorti sans dommages et a été secouru après quelques heures par les troupes américaines ; «Dude 44», dont le parachute a été impacté par le missile iranien, est tombé 8 kilomètres plus loin, à une vitesse évaluée entre 110 et 160 km/heure. «À un moment donné, quand j’ai levé les yeux et que je n’ai vu aucun parachute, c’était la chose la plus terrifiante que j’aie jamais vue», a-t-il confié dans son premier récit public de l’incident.

Il a eu beaucoup de chance, il a eu des fractures multiples – au dos, au bras et à l’épaule – mais a eu la vie sauve. «Malgré mes blessures, je me suis éloigné aussi vite que possible de l’endroit où j’avais atterri». Restait la bataille de la survie, sans eau ni nourriture. Il escalada alors une falaise de plus de 2000 mètres, une fois au sommet il se cacha dans une crevasse, il parvint à envoyer un message de détresse. Il fallut 2 jours aux secours pour arriver à sa planque.

Plus de 90 soldats américains ont été envoyés sur le terrain, plusieurs centaines ont été conduits par voie aérienne et plusieurs milliers ont pris part à cette gigantesque opération de sauvetage. Les secours ont débarqué à bord de 2 C-130J, de gros appareils de recherche et de sauvetage, ils sont descendus sur une piste improvisée en plein désert. Ils ont ensuite embarqué dans de petits hélicoptères «Little Bird» taillés pour rejoindre l’aviateur sur la crête, très loin de leur camp de fortune.

Dernier écueil dans cet enfer iranien : au moment de redécoller le train d’atterrissage des avions de sauvetage resta coincé dans le sable, les appareils étaient piégés. Le commandement américain a alors décidé de réduire en cendres les 2 avions immobilisés, d’une valeur de quelque 100 millions de dollars chacun ; les hélicoptères «Little Bird» ont également été détruits afin que cette technologie ne soit pas capturée par les Iraniens…

Une deuxième opération d’exfiltration, menée par une «unité secrète de l’US Air Force», a été décidée à la hâte pour que tout le monde rentre à la maison sains et saufs. Des centaines de millions de dollars cramés pour sauver la vie d’un seul pilote. Mais sa capture par Téhéran aurait été infiniment plus dommageable pour Trump, son image, sa guerre, les mirages que lui a vendus le Premier ministre israélien et qu’il a revendus aux Américains. L’honneur du républicain – du moins ce qui en reste – n’a pas de prix.

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Auteur: Souleymane Loum
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