« Daoula madania, machi 3askaria (Etat civil et non pas militaire) », « Djamhouria, machi caserna (Une république et non pas une caserne » et « Gaïd Salah dégage ! »…Le mouvement populaire démasque et dénonce la tentation autoritaire des tenants du pouvoir, à leur tête le chef d’Etat-major de l’ANP, Ahmed Gaïd Salah.

Le glissement vers un régime militaire qui s’opère, depuis quelques semaines, n’a pas laissé indifférents les Algériens. En dépit de la chaleur qui s’abattait sur Alger en cette journée ramadanesque, les manifestants se sont mobilisés massivement pour organiser, en ce 12e vendredi de manifestation, l’une des meilleures marches, de l’avis de tous les observateurs.

En effet, la foule impressionnante des manifestants s’est montré d’une maturité politique impressionnante. Après avoir déjoué toutes les tentatives de division, les Algériens se montrent conscients de l’existence d’une volonté de reproduire le scénario égyptien en Algériens.

« Qulna Majlis Tassissi, matchi majlis ta Sissi (nous voulons une constitution et non pas un régime de Sissi) », lit-on sur une pancarte brandie par des manifestants au niveau de la Grande Poste. Tout en réclamant le départ de Gaïd Salah, les protestataires réitèrent aussi leur exigence du départ du chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah et du gouvernement de Norreddine Bedoui.

Ils s’opposent également au rendez-vous électoral que les tenants du pouvoir s’échinent à préparer. « Pas d’élection, espèce de bandes », lancent aussi le mouvement qui exprime ainsi son rejet de la présidentielle du 4 juillet prochain, annoncé par Bensalah et défendu mordicus par Ahmed Gaïd Salah.

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Auteur: Mohand Yahiaoui
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