La Tunisie sollicite activement le cercle des « Amis de la Tunisie » pour soutenir financièrement son Plan de développement économique et social 2026-2030, adopté en conseil ministériel sous l’égide de la cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani.
Ce document stratégique, fruit de 3 671 consultations locales et régionales, cible la justice sociale, la réduction des disparités territoriales et la souveraineté énergétique et hydrique.
Avec un investissement public prévisionnel de 120 milliards de dinars, le gouvernement mise sur des prêts concessionnels, financements verts et partenariats public-privé pour combler le déficit budgétaire. Cette approche participative rompt avec les modèles centralisés antérieurs, priorisant l’investissement dans les régions intérieures et la modernisation agricole.
Priorités stratégiques du quinquennat
Le plan axe ses efforts sur huit composantes majeures, de la décentralisation industrielle à l’inclusion financière des vulnérables. Les zones industrielles intelligentes, l’innovation technologique et l’exportation de produits à haute valeur ajoutée dominent l’agenda économique.
L’agriculture bénéficie d’un chapitre dédié à la maîtrise de l’eau via dessalement et réseaux modernes, tandis que l’énergie solaire et éolienne vise l’autonomie à 35% d’ici 2030. La santé publique et l’éducation prioritaire dans les gouvernorats du Centre reçoivent 25 milliards de dinars. Ce cadre intègre l’économie verte et numérique pour aligner la Tunisie sur les normes européennes.
Mécanismes de financement internationaux
Les « Amis de la Tunisie », regroupant UE, BAD, BERD et pays du Golfe, examineront en mars 2026 un portefeuille de 80 projets structurants éligibles à des prêts à taux zéro. Les partenariats public-privé cibleront autoroutes, hôpitaux et parcs solaires, avec une garantie souveraine sur 40% des montants.
Les financements verts de la Banque mondiale soutiendront 15 stations de dessalement, tandis que l’Allemagne et la France promettent 2 milliards d’euros en aides mixtes. L’objectif : lever 60 milliards de dinars externes pour équilibrer l’effort national et éviter l’endettement excessif.
La feuille de route prévoit finalisation des 26 projets en cours (1,2 milliard dinars) ; organisation du sommet des « Amis » en mars ; contractualisation de 40 PPP d’ici juin ; mobilisation de 10 milliards verts ; simplification des appels d’offres publics ; suivi mensuel des décaissements ; audits indépendants annuels. Ces étapes sécurisent l’exécution à 85% du plan.
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Auteur: Mohamed Ben Abderrazek
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