L’équipe du Fonds monétaire international, conduite par Amadou Sy du 28 octobre au 8 novembre dans le cadre de la cinquième revue du programme économique et financier triennal (2017-2019) avec le Cameroun, a expliqué que les perspectives sont prometteuses pour l’économie nationale. Le chef de mission a annoncé qu’un montant d’à peu près de 45 milliards de FCFA sera décaissé en faveur du Cameroun. En ce qui concerne les critères de performances, le Cameroun a atteint tous les objectifs, à en croire Amadou Sy.
Néanmoins, l’institution de Bretton woods met l’accent sur la nécessité de faire face aux chocs sécuritaires et aux effets d’entraînement de l’incendie survenu à la Société nationale de raffinage (SONARA) le 31 mai dernier. « Il faut résoudre l’incertitude le plus vite possible, parce qu’il y a un effet systémique sur le secteur bancaire, sur les recettes fiscales et les ressources non pétrolières. La façon de gérer ces chocs est capitale. Par exemple sur la crise sécuritaire, si on avance vite sur ce dossier, on a les dividendes de la paix qu’on peut récolter », a indiqué le chef d’équipe du FMI.
D’après les indicateurs du Fonds, le Cameroun achèvera l’année 2019 avec un taux de croissance de 3,9%, en légère baisse par rapport à 4,1% en 2018. Cette baisse s’explique par les crises sécuritaires qui secouent le pays depuis 2013 tant à l’Extrême-Nord que dans les deux régions anglophones. Il s’agit précisément de la guerre contre la secte terroriste nigériane Boko Haram, dans la région de l’Extrême-Nord, et du déploiement de l’armée dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest.
Ensuite, pour justifier ce fléchissement de l’économie camerounaise en 2019, le FMI indexe l’incendie à la Sonara, en mai 2019. Ce sinistre a provoqué la cessation des activités de raffinage au sein de l’unique raffinerie de pétrole du pays, obligeant le Cameroun à importer les produits pétroliers finis.
Auteur: EcoMatin
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