Essaouira – Les enfants de la ville d’Essaouira, parmi les passionnés de dessin, ont été invités dans le cadre d’un projet artistique initié par la ville créative danoise de Viborg, à imaginer le nouveau coronavirus en dessin.

Dans ce sens, l’Association Essaouira-Mogador a organisé à l’Espace « Dar Souiri » une série d’ateliers artistiques au profit de nombreux enfants issus notamment d’associations actives dans la Cité des Alizés, afin de leur permettre de faire étalage de leur sens créatif et de réaliser des œuvres proposant chacune leurs perceptions personnelles de cette pandémie qui a bouleversé toute la planète.

A travers cette activité créative, qui s’est déroulées dans le strict respect des mesures préventives en vigueur pour endiguer la propagation de la Covid-19, l’Association a permis à ces petits Souiris, toujours animés d’une énergie débordante, de faire montre de leur créativité et de laisser libre cours à leur imagination pour illustrer en des dessins très variés et très différents d’un enfant à l’autre, à quoi ressemble, selon eux, le nouveau coronavirus.

Munis de crayons, de feutres et de feuilles de papier, les enfants de la Cité des Alizés ont ainsi renoué avec leur fibre artistique et révélé, par leurs beaux dessins, la manière dont ils perçoivent la Covid-19.

« 2020 a été une année terrible pour beaucoup d’entre nous. Pour tenter de comprendre la situation dans laquelle nous nous trouvons, la ville de Viborg (Danemark) veut voir à quoi ressemble la pandémie à travers les yeux des enfants du monde entier et avoir ainsi un aperçu de ce qu’ils perçoivent », a affirmé la secrétaire générale de l’Association Essaouira-Mogador, Mme Kaoutar Chakir Benamara.

« Faisant partie du Réseau des villes créatives de l’UNESCO, la ville d’Essaouira, a comme son habitude répondu présent à cette belle initiative », a souligné Mme Benamara dans une déclaration à la MAP, précisant que l’Association Essaouira-Mogador a, dans ce cadre, invité les enfants et adolescents de la Cité des Alizés à dessiner ce que représente, pour eux, la pandémie.

« L’Association Essaouira-Mogador a donc invité les enfants à laisser libre cours à leur esprit créatif en participant à l’appel #drawwithdenmark », a-t-elle poursuivi, notant que « les enfants et les jeunes de la ville d’Essaouira ont imaginé le coronavirus en dessin : ils ont illustré le virus, dessiné des personnes qui mettent en danger leur vie pour sauver la nôtre de ce virus, illustré le confinement dans la maison et surtout réalisé des oeuvres référant à la victoire contre le coronavirus ».

Elle a soutenu que cette initiative, qui a été favorablement accueillie, a suscité une grande émulation entre ces enfants talentueux et permis d’aiguiser leurs talents artistiques et capacités créatives dans ce contexte de pandémie.

Mme Chakir Benamara a, en outre, fait savoir que les autres enfants qui n’ont pas pu assister à ces ateliers peuvent, eux aussi, réaliser leurs dessins et les déposer, avant le 1er février prochain, au siège de l’Association Essaouira-Mogador à Dar Souiri, tout en mentionnant leurs noms complets et leurs âges.

Et de conclure que ce beau projet initié par la ville créative de Viborg tend à soutenir les enfants défavorisés et malades dans les pays pauvres.

De leur côté, plusieurs enfants ont fait part, dans des déclarations similaires, de leur immense joie de participer à ces ateliers artistiques et de s’exprimer librement sur la pandémie de la Covid-19 à travers le dessin.

Ils ont aussi affirmé que le dessin représente, de leur avis, l’un des moyens de création et de communication, à travers lequel ils trouvent une réelle passion pour exprimer, sans verbes ou mots, leurs émotions et aborder diverses questions et enjeux de la société.

Ils ont émis l’espoir de voir ce virus invisible et mortel disparaître à jamais afin que les Marocains et la population du monde entier puissent retrouver très rapidement le cours d’une vie plus normale, dans la quiétude et la sécurité.

A rappeler que le Réseau des villes créatives de l’UNESCO a été créé en 2004 pour promouvoir la coopération avec et entre les villes ayant identifié la créativité comme un facteur stratégique du développement durable.

Les 246 villes qui forment ce réseau travaillent ensemble pour un objectif commun : placer la créativité et les industries culturelles au cœur de leur plan de développement au niveau local et coopérer activement au niveau international.

Auteur: Meriem IGASS
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