Les manifestations violentes continuent de se répandre à travers les Etats-Unis dans plus de 140 villes, une semaine après l’homicide de George Floyd, homme noir de 46 ans, asphyxié par le policier blanc Derek Chauvin lors d’une interpellation musclée à Minneapolis.
Initialement pacifiques, les manifestations réclamant justice pour George Floyd ont rapidement dégénéré en émeutes la nuit tombée. Face aux pillages, incendies volontaires et émeutiers, 23 Etats ont déjà fait appel à la Garde nationale, tandis que plus d’une quarantaine de villes ont décidé d’instaurer un couvre-feu ce lundi, selon un décompte effectué par CNN. Le maire de la ville de New-York, Bill de Blasio, a notamment imposé un couvre-feu suite aux pillages du quartier branché de SoHo durant le week-end.
Lors d’une brève allocution dans les jardins de la Maison Blanche ce lundi, Donald Trump a annoncé le déploiement de « milliers de soldats lourdement armés » et policiers à Washington, en jugeant que les troubles de la veille dans la capitale fédérale, malgré un couvre-feu imposé, étaient « une honte ». Il a également enjoint les gouverneurs à réagir rapidement afin de briser la spirale des violences, en leur lançant une mise en garde. « Si une ville ou un Etat refuse de prendre les décisions nécessaires pour défendre la vie et les biens de ses résidents, je déploierai l’armée américaine pour régler rapidement le problème à leur place », a-t-il lancé, dénonçant des actes de « terrorisme intérieur ». Le Président américain avait été contraint de se réfugier vendredi soir (heure locale) dans le bunker souterrain de la Maison blanche alors que le Secret Service faisait face à des manifestants.
Lundi dernier, la police avait violemment arrêté George Floyd dans la ville de Minneapolis, dans le Minnesota. Non armé et menotté, l’homme, soupçonné de vouloir payer avec un faux billet, a été plaqué au sol par Derek Chauvin, un policier blanc qui a maintenu son genou sur son cou pendant de longues minutes. La scène, filmée par une passante et diffusée sur les réseaux sociaux est rapidement devenue virale, portée par un déchainement de colère et de frustration dans un contexte déjà tendu par les nombreuses bavures policières.
D’innombrables voix se sont alors élevées sous l’hashtag #Black_lives_matter (la vie des Noirs compte), qui fait écho au mouvement homonyme créé en 2013, pour dénoncer la violence faite aux Noirs et le racisme systémique suite notamment à l’assassinat de deux autres citoyens noirs. On pouvait lire lors des manifestations, des pancartes aux slogans forts tels que « Arrêtez de nous tuer », « la vie des Noirs compte » ainsi que les dernières paroles de George Floyd « je ne peux plus respirer ». Alors que l’agent Derek Chauvin, qui a été inculpé d’homicide involontaire, doit comparaître le 8 juin devant un tribunal, la famille et les manifestants demandent à voir le policier inculpé pour « homicide volontaire avec préméditation » et l’arrestation des trois autres agents présents lors des faits.
Le mouvement de protestation a également reçu du soutien venant du monde entier. Des manifestations contre les brutalités policières et le racisme aux Etats-Unis ont aussi eu lieu ces derniers jours en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Irlande, aux Pays-Bas, au Canada et en Nouvelle-Zélande.
La Chine, l’Iran et l’Union européenne réagissent
Ce mardi, l’Espagnol Josep Borrell, chef de la diplomatie européenne a dénoncé « l’usage excessif de la force par les gardiens de l’ordre », et a appelé à la « désescalade des tensions » aux Etats-Unis lors d’une conférence de presse à Bruxelles. « Ici, en Europe, nous sommes choqués et consternés par la mort de George Floyd, comme la population des États-Unis. Je pense que toutes les sociétés doivent rester vigilantes face à l’usage excessif de la force par les gardiens de l’ordre », a-t-il déclaré.
La veille, la Chine et l’Iran avaient vivement critiqué la gestion de la crise par Washington, qui ne manque jamais une occasion de leur reprocher d’enfreindre les Droits de l’Homme. Pékin a notamment dénoncé la « maladie chronique » du racisme aux Etats-Unis tandis que la cheffe de l’exécutif de Hong-Kong, Carrie Lam, a reproché aux Etats-Unis d’avoir « Deux poids, Deux mesures » en référence aux critiques américaines sur sa propre gestion des manifestations de Hong-Kong.
Au peuple américain : le monde a entendu votre cri sur l’état d’oppression. Le monde est à vos côtés. » a déclaré le porte-parole du ministère des Affaire étrangères iranien Abbas Moussavi, lors d’une conférence de presse à Téhéran. « Et aux fonctionnaires et à la police américains : arrêtez la violence contre votre peuple et laissez-le respirer », a-t-il ajouté.
AFP / Laurine Bazemont
Les manifestations violentes continuent de se répandre à travers les Etats-Unis dans plus de 140 villes, une semaine après l’homicide de George Floyd, homme noir de 46 ans, asphyxié par le policier blanc Derek Chauvin lors d’une interpellation musclée à Minneapolis.
Initialement pacifiques, les manifestations réclamant justice pour George Floyd ont rapidement dégénéré en émeutes la nuit tombée. Face aux pillages, incendies volontaires et émeutiers, 23 Etats ont déjà fait appel à la Garde nationale, tandis que plus d’une quarantaine de villes ont décidé d’instaurer un couvre-feu ce lundi, selon un décompte effectué par CNN. Le maire de la ville de New-York, Bill de Blasio, a notamment imposé un couvre-feu suite aux pillages du quartier branché de SoHo durant le week-end.
Lors d’une brève allocution dans les jardins de la Maison Blanche ce lundi, Donald Trump a annoncé le déploiement de « milliers de soldats lourdement armés » et policiers à Washington, en jugeant que les troubles de la veille dans la capitale fédérale, malgré un couvre-feu imposé, étaient « une honte ». Il a également enjoint les gouverneurs à réagir rapidement afin de briser la spirale des violences, en leur lançant une mise en garde. « Si une ville ou un Etat refuse de prendre les décisions nécessaires pour défendre la vie et les biens de ses résidents, je déploierai l’armée américaine pour régler rapidement le problème à leur place », a-t-il lancé, dénonçant des actes de « terrorisme intérieur ». Le Président américain avait été contraint de se réfugier vendredi soir (heure locale) dans le bunker souterrain de la Maison blanche alors que le Secret Service faisait face à des manifestants.
Lundi dernier, la police avait violemment arrêté George Floyd dans la ville de Minneapolis, dans le Minnesota. Non armé et menotté, l’homme, soupçonné de vouloir payer avec un faux billet, a été plaqué au sol par Derek Chauvin, un policier blanc qui a maintenu son genou sur son cou pendant de longues minutes. La scène, filmée par une passante et diffusée sur les réseaux sociaux est rapidement devenue virale, portée par un déchainement de colère et de frustration dans un contexte déjà tendu par les nombreuses bavures policières.
D’innombrables voix se sont alors élevées sous l’hashtag #Black_lives_matter (la vie des Noirs compte), qui fait écho au mouvement homonyme créé en 2013, pour dénoncer la violence faite aux Noirs et le racisme systémique suite notamment à l’assassinat de deux autres citoyens noirs. On pouvait lire lors des manifestations, des pancartes aux slogans forts tels que « Arrêtez de nous tuer », « la vie des Noirs compte » ainsi que les dernières paroles de George Floyd « je ne peux plus respirer ». Alors que l’agent Derek Chauvin, qui a été inculpé d’homicide involontaire, doit comparaître le 8 juin devant un tribunal, la famille et les manifestants demandent à voir le policier inculpé pour « homicide volontaire avec préméditation » et l’arrestation des trois autres agents présents lors des faits.
Le mouvement de protestation a également reçu du soutien venant du monde entier. Des manifestations contre les brutalités policières et le racisme aux Etats-Unis ont aussi eu lieu ces derniers jours en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Irlande, aux Pays-Bas, au Canada et en Nouvelle-Zélande.
La Chine, l’Iran et l’Union européenne réagissent
Ce mardi, l’Espagnol Josep Borrell, chef de la diplomatie européenne a dénoncé « l’usage excessif de la force par les gardiens de l’ordre », et a appelé à la « désescalade des tensions » aux Etats-Unis lors d’une conférence de presse à Bruxelles. « Ici, en Europe, nous sommes choqués et consternés par la mort de George Floyd, comme la population des États-Unis. Je pense que toutes les sociétés doivent rester vigilantes face à l’usage excessif de la force par les gardiens de l’ordre », a-t-il déclaré.
La veille, la Chine et l’Iran avaient vivement critiqué la gestion de la crise par Washington, qui ne manque jamais une occasion de leur reprocher d’enfreindre les Droits de l’Homme. Pékin a notamment dénoncé la « maladie chronique » du racisme aux Etats-Unis tandis que la cheffe de l’exécutif de Hong-Kong, Carrie Lam, a reproché aux Etats-Unis d’avoir « Deux poids, Deux mesures » en référence aux critiques américaines sur sa propre gestion des manifestations de Hong-Kong.
Au peuple américain : le monde a entendu votre cri sur l’état d’oppression. Le monde est à vos côtés. » a déclaré le porte-parole du ministère des Affaire étrangères iranien Abbas Moussavi, lors d’une conférence de presse à Téhéran. « Et aux fonctionnaires et à la police américains : arrêtez la violence contre votre peuple et laissez-le respirer », a-t-il ajouté.
AFP / Laurine Bazemont
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