Outre leur dimension de divertissement, les festivals, organisés en collaboration avec plusieurs partenaires et avec le soutien du ministère de la Culture, constituent à juste titre un outil de documentation de l’art d’El Aita et jouent un rôle central dans la préservation de cet art, mais elles doivent être renforcés par d’autres mécanismes qui ont la même finalité, a souligné Hajib dans un entretien à M24, la chaine télévisée d’information en continue de la MAP, en marge de la 21ème édition du Festival national de l’art d’El Aita.

L’artiste, qui a côtoyé les ténors d’El Aita tels que Haja Hamounia et Fatna Bent El Houcine, a relevé que la documentation orale, visuelle et écrite, ainsi que la recherche académique consacrée à cet art renforceraient le rôle des festivals, appelant à encourager davantage la recherche et les études sur ce genre musical et artistique.

« Lors de mes sorties médiatiques, j’exhorte toujours les parties concernées à développer la documentation de l’art d’El Aita, d’autant qu’un grand nombre d’artistes d’El Aita ont atteint un certain âge », a indiqué l’artiste, appelant les experts spécialisés à partager leurs expériences et à documenter ce genre musical et artistique au vu de son importance ».

L’interprète de « Daq Tam » a noté la nécessité de préserver certains textes de l’art d’El Aita, soulignant la centralité des efforts concertés de toutes les parties concernées (artistes, chercheurs et ministère de tutelle), dans l’objectif de réaliser l’intégration et faciliter l’inscription de l’art d’El Aita au patrimoine culturel immatériel de l’humanité, à l’instar de l’art Gnaoua, qui a été inscrit, en 2019, par le Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO à la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Hajib a, par ailleurs, appelé à mener des études et des recherches sur le terrain et à former des experts dans les genres musicaux marocains afin d’assurer leur pérennité, de préserver ce patrimoine culturel millénaire et le transmettre aux générations futures.

Dans ce sens, l’artiste populaire a souligné que la formation des jeunes artistes permettrait aux artistes émergents de porter le flambeau des ténors d’El Aita, faisant savoir que chaque artiste a une idole ou une école dont il puise son inspiration et crée son épanouissement.

Placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, la 21ème édition du Festival national de l’art d’El Aita, organisée par le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, en partenariat avec la préfecture de la province de Safi, a rendu un incandescent hommage à Fatima Moujad, et à Abderrahim El Jibili, deux icônes incontestée de cet art et ce, en signe de reconnaissance des efforts et sacrifices consentis pour la pérennisation et la valorisation de cet art authentique et singulier.

The post Les festivals ne peuvent, à eux seuls, préserver le patrimoine oral appeared first on MapMarrakech.

Auteur: Meriem IGASS
Cliquez ici pour lire l’article depuis sa source.